L’historienne Eileen Reid Marcil reconnue

La Société historique de Limoilou remet à madame Marcil une œuvre magnifique du sérigraphiste André Lemieux.
La Société historique de Limoilou a profité de son assemblée générale du 30 mai dernier pour honorer l’historienne Eileen Reid Marcil, résidente de Charlesbourg.Madame Marcil, par son travail au cours des quarante dernières années, a eu le mérite de faire redécouvrir l’histoire de la construction navale à Québec. Plus de 400 navires en bois ont été construits à Québec au XIXe siècle dans les chantiers maritimes sur les bords de la rivière Saint-Charles.Des milliers de familles de Québec ont vécu de la construction navale, travaillant sur les deux rives de la Saint-Charles dans une trentaine de chantiers situés entre l’actuel pont Samson et Marie de l’Incarnation. Il ne reste plus aucune trace aujourd’hui de cette importante industrie, si l’on excepte une vingtaine de maisons de faubourg construites par ces ouvriers dans Saint-Roch et Stadacona. L’industrie de la construction navale en bois va disparaître à Québec à la fin du XIXe siècle avec la construction de bateau avec des coques de métal.Madame Marcil est née en Angleterre. Elle est venue au Canada après la Seconde Guerre mondiale après avoir rencontré un officier de marine canadien Georges Marcil. Elle s’intéresse à la construction navale depuis la fin des années 1970. Elle a publié en 1983 un ouvrage sur les tonneliers. Elle rédige en 1997 une histoire des chantiers Davie. Elle publie aussi en 2000 son grand ouvrage On chantait Charley Man : la construction des grands voiliers à Québec 1763-1893.En 2011, l’historienne vient de faire paraître aux éditions GID une biographie du constructeur de navires Narcisse Rosa qui demeurait dans Saint-Roch. Le chantier de Rosa était situé à la Pointe-aux-Lièvres. Au cours de sa carrière, Narcisse Rosa a construit une soixante de navires.Eileen Reid Marcil donne aux Québécois le goût de découvrir l’histoire à peu près oubliée de leurs ancêtres. Les charpentiers de navire de Québec ont construit les bateaux les plus beaux et les plus solides de l’Empire britannique. Ceux-ci ont circulé pendant des décennies sur toutes les mers du monde jusqu’en Australie et en Inde.[ À consulter notamment : Conférences de la Société historique de Limoilou : la communauté irlandaise de Québec. ]

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