IGA Pierre Jobidon (1 de 2) : « Être à l’écoute des besoins des résidents » | 19 mai 2011 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Jean Cazes

IGA Pierre Jobidon (1 de 2) : « Être à l’écoute des besoins des résidents »

En 2005, Pierre Jobidon devient le troisième propriétaire de l’épicerie bien en vue sur la 4e Avenue, face à la place Sylvain-Lelièvre, dans le Vieux-Limoilou. Portrait d’un homme de cœur et de son entreprise.

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« Je souhaitais depuis longtemps me rapprocher de l’offre du quartier pour accommoder une clientèle de proximité », raconte l’homme d’affaires natif de la Beauce déjà bien connu à l’époque puisqu’il fut entre autres, dans les années 1990, aussi propriétaire du Provigo de la 1re Avenue, dans Lairets où il habite depuis son enfance.

Le choix de la vie de quartier

C’est parce qu’il se reconnaissait parfaitement dans le caractère convivial de ce coin de la basse-ville en pleine mutation que Pierre Jobidon a acquis le rez-de-chaussée du bâtiment érigé quinze ans plus tôt sur le site de la défunte Laiterie Laval. « Je suis un citoyen de Limoilou ! On consomme dans Limoilou, mes enfants ont fréquenté, et fréquentent encore les écoles de quartier, et je ne me fais pas plus voler qu’ailleurs ! », ironise le propriétaire du IGA en démystifiant au passage quelques tenaces préjugés à l’égard de ces Limoulois qu’il désire accommoder de son mieux…

« C’est à nous, les commerçants, d’être à l’écoute des besoins des résidents. J’ai une belle clientèle, j’observe qu’il y a de plus en plus de petites familles avec des poussettes, et pour les clients âgés, nombreux, on est les seuls dans les environs à maintenir un service de commande téléphonique et de livraison. Et je dois tout autant respecter les personnes sur la sécurité du revenu, car ce sont d’autres clients qui font vivre mon commerce ! »

À titre individuel ou corporatif, Pierre Jobidon s’est fait connaître au fil des ans pour son engagement social dans la communauté locale : lutte à la pauvreté et à l’exclusion sociale, activités communautaires, développement économique de Limoilou. Questionné à cet effet, il se fait humble, discret, mais reconnaissant :

« J’ai la chance d’être un privilégié de la vie ; il ne faut pas juger de la misère des autres. C’est normal que des commerces comme le nôtre fournissent des denrées alimentaires à des organismes comme la Bouchée généreuse, mais on doit aussi comprendre que ces surplus sont parfois difficiles à distribuer à cause de diverses tracasseries administratives. On a beau être disponibles et intéressés, on ne peut aider comme on le voudrait bien. »

Partie 2 :  Contraintes et défis d’un citoyen corporatif