Premier contact avec Limoilou

1ère Avenue LimoilouJ’ai pensé qu’il serait tout d’abord intéressant pour vous de connaître l’origine de mon amour pour Limoilou, ou du moins comment toute cette histoire a commencé. Dans un excellent texte que j’ai rédigé sur le blogue de la Revengeance (Ben quoi? Il faut bien se taper dans le dos de temps en temps!) , j’avouais sans honte être tombée en amour avec notre quartier, il y a de cela 10 ans pour ses galeries et la vie qui s’en dégageait. Cet aveu est tout ce qu’il y a de plus vrai mais, après mûre réflexion, je me suis souvenue que ma relation avec Limoilou datait d’il y a bien plus longtemps.En effet, il y a de cela quelques années (nous éviterons d’être plus précis, merci…), j’avais 16 ans. Je venais d’obtenir mon permis de conduire et papa m’avait prêté la voiture. Je devais réussir une première mission, soit celle d’aller chercher des billets de théâtre au Conservatoire, dans le Vieux-Québec. Pour une débutante, avec les nombreuses indications, les sens uniques, les pentes, etc., il s’agissait d’un véritable défi. Pour l’aller toutefois, tout fut parfait. C’est au retour que l’histoire commence réellement.Originaire du quartier Neufchâtel, une belle banlieue où j’eu la chance de grandir, je devais emprunter l’autoroute Laurentienne puis défaire mon chemin. Par inattention (je suis ici polie face à la signalisation), je pris toutefois la mauvaise autoroute et arrivai sur Dufferin-Montmorency. En panique, je pris la sortie du Boulevard Henri-Bourrassa. C’est comme ça que je connus Limoilou : en panique, entre deux rues et n’ayant absolument aucun point de repère visuel.J’essayai tant bien que mal de retrouver mon chemin, mais après 15 minutes, mon inexpérience me rattrapa et je revins sur mes pas. Je soupçonne que j’étais alors sur la 1ère avenue. J’entrai dans un dépanneur et demandai pour téléphoner. Mon père me répondit tout simplement : « Donne-moi un nom de rue si tu veux que je t’aide! », ce que je fis. Exaspéré que je ne comprenne pas ses indications, il finit par me dire : « Écoute, utilise ta tête! Tu es à Limoilou. Les rues sont logiques, en ordre numérique. Remonte et tu finiras par croiser une intersection que tu connais. Dans le pire des cas je t’ai prêté la voiture avec le réservoir plein d’essence! » et il raccrocha.Le ton était donné. Limoilou, les astres s’étaient alignés, je DEVAIS t’aimer…[ À lire aussi : Les chroniques de la Duchesse! ]

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