Vivre densément

Pour créer un environnement agréable, des potagers communautaires ont été prévus sur le toit de l'ancien hôpital Bellechasse, transformé en une coopérative d'habitation. Dès cet été, des tomates devraient y pousser. Illustration fournie par AEDIFICA.Du même auteur, également reproduit samedi dernier dans Le Soleil : Moins d’autos, plus de vélos! Source : Danielle Bonneau, Cyberpresse, 14 mars 2011.

(…) Daniel Pearl est professeur d’architecture à l’Université de Montréal et cofondateur de la firme L’OEUF, réputée pour son expertise en matière de développement durable. Et il est catégorique : le chacun-pour-soi en matière d’habitation ne tient plus la route. En échange, dit-il, il faut offrir des espaces publics de qualité avec des petits cafés et des parcs dans un espace plus densément peuplé.«Lorsque tout est accessible à moins de cinq minutes de marche et que la plupart des déplacements se font à pied ou à vélo, la notion de densité devient un atout au lieu d’un problème, dit-il. De plus, un projet assez dense devient abordable, ce qui amène une cohésion sociale.»(…)La densité ne signifie pas nécessairement vivre dans des tours d’habitation, fait aussi remarquer l’architecte Owen Rose, président du Centre d’écologie urbaine. «Le Plateau est le quartier le plus densément peuplé du Canada et on y trouve peu d’immeubles de grande hauteur, dit-il. Beaucoup de familles désirent y habiter parce qu’on y trouve des commerces, des restaurants, des parcs, des transports collectifs, des pistes cyclables, des écoles, etc.»Dans des espaces assez denses, il est possible de créer de petits potagers, des terrasses agréables et des espaces pour les familles, souligne Guy Favreau, vice-président, architecture et développement durable, de la firme AEdifica. «S’il n’y a pas d’espace au sol, cela peut se faire sur le toit», indique-t-il. (…)

[ La suite. À consulter notamment : Une ville à repenser et Habiter les quartiers centraux, ou vivre à quelques pas des commodités du quotidien. ]