Balconville, Balconville, tu peux ben dormir tranquille

Balconville Limoilou

Balconville, BalconvilleTu peux ben dormir tranquilleTu m’as tout nommé tu m’as tout chantéTu peux ben dormir tranquilleTu m’as tout gigué tu m’as tout danséTu peux ben dormir tranquille

Le quartier était de nouveau dans la rue cette fin de semaine, sans casseroles mais avec le même sourire, pour participer aux festivités de Limoilou en musique programmées par les Productions Limoilou en Vrac. Inauguré l’année dernière, le concept du Balconville a notamment pris du gallon, avec deux « scènes » en fonction et plus de spectacles à l’horaire.Samedi, les groupes musicaux qui se produisaient au balcon Remax avaient la difficile tâche de retenir l’attention parmi toutes les activités à proximité – le marché des artisans, l’animation pour les enfants, les démonstrations de skate, l’exposition des voitures anciennes, la scène musicale au coin de la Canardière… Pendant la performance de Vèro Blues, la plupart ont passé – au ralenti –, certains se sont arrêtés le temps de Sweet Home Alabama, d’autres sont restés accrochés à la voix de la chanteuse, aussi brûlante que Limoilou sous le soleil – avant l’averse. Si le Robbob collectif a ramené le beau temps, il n’a pas eu le même succès avec la foule qui s’était dispersée. « Moi je viens d’un quartier nommé Limoilou, où tous les gens aiment bien lâcher leur fou » aura tombé un peu à plat.Plus loin, le balcon de La Salsa avait le problème inverse : excentré du cœur des événements, il prêchait devant une poignée de fidèles sur le trottoir, quoiqu’il pouvait compter sur la clientèle du restaurant mexicain et du Bal du Lézard – et même du Valentine. Damn the luck a d’ailleurs dédié une chanson à cette institution de Limoilou, y allant d’un Lâche pas la patate, country comme il se doit. Si le groupe privilégie d’ordinaire un répertoire anglophone, il a, en tout respect, célébré la Saint-Jean-Baptiste en français. Prestation sympathique au caractère un peu improvisé : c’est ce qui fait le charme du Balconville, qu’on espère retrouver l’année prochaine.Les visiteurs étaient d’ailleurs encouragés à consommer boissons et nourriture sur place, les profits garantissant la gratuité de l’événement annuel. Dimanche, à 15 h, alors que fanfaronnaient les cuivres et percussions de la parade des Alouettes, on annonçait une pénurie de hot-dogs. Limoilou en musique fut victime de son succès – et de la gourmandise des résidants, qui ont afflué en grand nombre! Gageons que les Productions Limoilou en Vrac, ravies de la popularité des activités programmées, nous réserveront bien d’autres gâteries pour la cinquième édition.[ À lire aussi : Une pré-Saint-Jean brune ]