Portraits de candidats (2) : André Drolet (Parti libéral du Québec)

Député de la circonscription de Jean-Lesage depuis 2008 pour le Parti libéral du Québec, André Drolet sollicite un nouveau mandat en mettant l’accent sur le travail de terrain qu’il a accompli ces quatre dernières années.

Très souvent, dans le comté, je suis identifié comme un député de terrain. Ça pour moi, c’est une fleur, car je considère que c’est ça l’importance d’un député. C’est ce qui paraît le moins malheureusement, car les médias ne font pas trop jouer cette cassette-là pour vanter les gestes de proximité. C’est toujours les enjeux les plus importants qui sont considérés, et je trouve que notre rôle est dilué pour l’importance qu’il a. On a par semaine 10, 12, 15 cas de comté qui viennent nous voir, et ça, il faut que tu le vois d’un jugement vraiment apolitique. On est devant quelqu’un qui est là, et on doit l’aider à tous les niveaux! »

Ce travail, il le met en parallèle de son parcours professionnel, qui l’a toujours ramené vers le terrain, les rencontres. Homme d’affaires, il travaillait également au développement des ventes et des affaires pour d’importants brasseurs dans la région. Un travail qui l’a conduit à bien connaître le secteur autant qu’à s’engager dans divers organismes : Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Club Rotary de Beauport, Carnaval de Québec, ou encore au sein du conseil d’administration du Centre psychopédagogique de Québec, entre autres. « Ce sont un peu les accomplissements de plein de choses bénévoles qui m’ont mené en politique, m’ont fait comprendre l’importance de ce rôle-là et, maintenant, en tant que député, c’est ce qui ressort le plus souvent », explique le candidat, natif de Limoilou.Durant son mandat, André Drolet a été nommé adjoint parlementaire à la ministre du Tourisme, adjoint parlementaire à la ministre du Développement économique et coprésident de la Tournée entrepreneuriale. Au cours de cette dernière, il a visité 17 régions du Québec afin d’aller écouter les acteurs régionaux de l’entrepreneuriat. « Pour créer de la richesse, il faut être en mesure d’avoir des entreprises, d’avoir un mouvement économique important! »

Pouvez-vous nous présenter ce qu’est, pour vous, Limoilou?

C’est un comté de travailleurs, qui n’est pas nécessairement considéré le plus riche, c’est un comté de quartiers où l’on voit des gens de tous les niveaux. Il y a une beauté. Et je suis heureux de m’y retrouver! Quand je vois que je suis allé devant la maison où j’ai été élevé, j’ai senti des frissons… Souvent on s’ennuie de cette proximité-là et c’est ce que j’aime, de vivre ce genre de relation. Le comté de Jean-Lesage a cette particularité aussi : les diversités culturelles qui en font partie font en sorte que ça donne vraiment de la beauté et ça nous permet de voir à quel point les gens sont sympathiques à l’intégration. »

Quel bilan faites-vous du votre travail lors du dernier mandat?

En entrevue, le député sortant s’est montré tout particulièrement fier de son travail auprès du milieu communautaire. Dans ses réalisations, il mentionne notamment l’enveloppe de 4,5M$ réservée aux centres communautaires Centre communautaire Jean-Guy-Drolet et Patro Roc-Amadour afin de palier les augmentations répétées du salaire minimum et, ainsi, maintenir leurs services.

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Ce n’est pas une dépense : ils donnent tellement un environnement extraordinaire à nos jeunes, c’est eux qui font en sorte qu’il y a une vie de quartier comme ici. Si ça n’existait pas, il faudrait les inventer ces endroits-là! C’était un gros défi et j’en suis très fier. Et l’agrandissement du patro Roc-Amadour… C’est majeur! »

Le dossier prioritaire pour le quartier Limoilou, selon vous?

D’Estimauville… J’ai vu ça se dégrader au fil des années. L’autoroute Dufferin est venue chercher tout le commercial du boulevard Sainte-Anne et tout ce qu’il y avait de business, là. Ça a été une erreur, à ce moment-là. Aujourd’hui, quand je vois l’intention qu’a notre gouvernement de continuer la promenade Samuel-de-Champlain jusqu’aux chutes Montmorency, c’est un legs important pour notre ville au niveau international, mais aussi pour Domaine Maizerets, la Baie de Beauport, le parc des chutes Montmorency. Vous imaginez-vous à quel point redonner le fleuve aux gens, ça va donner une qualité de vie? En même temps, vous connaissez le projet d’écoquartier. Nous, on a déjà établi nos paramètres : dans le dernier budget, on a consenti 25M$ pour la décontamination de ce site-là. »

D’autres dossiers que vous jugez prioritaires?

Avec Bienvenue Limoilou, avec le Centre Mgr Marcoux, on a été chercher un programme pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants, afin qu’ils aient un endroit où ils peuvent se reconnaitre, où ils peuvent avoir quelqu’un qui les reconnaît et qui les écoutent. » Ainsi, pour André Drolet, il s’agit de « continuer à travailler en ce sens », auprès des communautés culturelles.Maizerets aussi, c’est important. C’est plusieurs acres de terrain qui est magnifique et il faut davantage donner de l’importance à Maizerets, lui donner un rôle, et faciliter la direction générale, et ça c’est un dossier qui est déjà entamé.Il ne faut pas oublier le Plan Nord. Il y a là un intérêt marquant pour Québec. Le Nord fait travailler le Sud. Ce ne sont pas juste les gens des régions qui vont travailler par rapport au Plan Nord, il va y avoir du Sud aussi qui va travailler, par rapport aux entreprises qui existent déjà et qui vont être en mesure d’exporter leur qualité de produit. Et ça, c’est majeur pour nous. »

Le candidat du Parti libéral du Québec a été par la suite invité à se positionner sur différents dossiers et enjeux. Notamment, la question de l’attrait et la rétention des jeunes familles :

Quand on favorise et qu’on est en-dessous des écoquartiers, c’est une belle preuve de comment on veut faire en sorte d’aller chercher les gens pour venir y vivre. Les quartiers D’Estimauville et Pointe-aux-Liévres. c’est justement ça, cette mixité-là de locatif qu’il va y avoir et qui va faire en sorte que tout le monde va y trouver son chemin. »

André Drolet a également rappelé que son gouvernement est l’un de ceux, au Canada, qui a remis le plus d’argent dans les poches des familles de deux enfants et plus.En matière de vie économique, il mise sur des projets structurants tels D’Estimauville ou Neurocité, près de Robert-Giffard, et les impacts qu’ils auront sur le secteur quant à l’économie, le tourisme ou le sentiment d’appartenance des citoyens.

Et pourquoi est-ce que les événements ne viendraient pas avoir un point de chute, une programmation à Maizerets? C’est là, ça existe, ce sont des infrastructures majeures qui pourraient donner beaucoup à Limoilou! Et quand on décentralise comme ça les événements, ça permet à la population d’en profiter davantage. »

Cela, en rendant plus efficace la signalisation menant à la Baie de Beauport. Et en continuant de soutenir les initiatives locales : « Il pourrait y avoir une reconnaissance là-dessus pour donner une couleur à chacune des circonscriptions. »En ce qui concerne la lutte à la pauvreté? « Depuis 2003, le taux de pauvreté a diminué de façon importante. Et il y a l’intégration aussi, donner le goût à certaines personnes d’aller sur le marché du travail, ça a été un enjeu majeur de notre gouvernement », indique-t-il.La White Birch? « Notre gouvernement a travaillé beaucoup pour faire en sorte que la White Birch puisse recommencer. On n’est pas responsables de ce qui s’est passé, de l’autre côté, on a été responsables de donner une chance à la réouverture », répond-il, soulignant qu’advenant une rentabilité, les retraités profiteront eux aussi des bénéfices. Lincinérateur?

Je n’ai pas eu personne, en quatre ans, qui est venu me parler de cette négativité-là. Peut-être que c’est parce que ce secteur n’était pas dans mon comté, que ça n’a pas touché André Drolet directement. Je vais m’y attarder si jamais il y a des choses qui vont en ce sens. »

L’ Enfouissement des lignes d’Hydro-Québec?

Hydro-Québec avait peut-être sous-estimé certains aspects. Par contre, il y a eu beaucoup de preuves et d’éléments qui ont démontré que, finalement, ce n’était pas si dangereux que ça. Mais je pense que, pour le consensus, la paix sociale, le respect des gens, maintenant, ils ont reconnu ce que les citoyens avaient lancé et demandé. »

Et la ferme SMA? « Il y a une partie qui pourrait peut-être devenir un parc technologique et c’est là-dessus que je vais travailler davantage. Ça va créer de la richesse. » Notant que ce projet pourrait avoir un impact favorable sur le pouvoir d’attraction du secteur, André Paquet indique ne pas être fermé à une mixité de reconnaissances : « Si je suis élu le 4 septembre et que les gens viennent me voir, je réévaluerai et me positionnerai afin de faire en sorte que tout le monde y trouve profit. »

Le mot de la fin?

Je suis fier d’avoir représenté les gens de Jean-Lesage avec leur culture, avec ce qu’ils sont, d’avoir développé, continué le rôle que j’ai fait dans le passé en tant que travailleur de terrain. Mon équipe m’a souvent vanté là-dessus, les gens m’ont souvent vanté là-dessus : d’être resté le même homme et d’avoir continué à écouter les gens qui avaient des idées. Plein de choses qui ne sont, malheureusement, pas toujours reconnues. J’y ai mis beaucoup de temps et je suis très fier de ça. »

[ Suivez notre dossier Élections 2012 tout au long de la campagne sur monlimoilou.com/elections. Une série de rencontres avec les candidats des différentes formations dans Jean-Lesage sera publiée d'ici au jour du scrutin. ]