Poussières sur la ville

Installations de la White Birch
Installations de la White Birch et jour de pollution sur Québec. Vue en direction SE. 23 novembre 2012.
 Source : Le Soleil (Carrefour des lecteurs), Gilles Levasseur, 26 novembre 2012. Durant mon adolescence, Limoilou était pour moi le quartier où ça sentait mauvais les jours de nordet alors que je fréquentais le cégep du coin. Des hauteurs de Charlesbourg, j'apercevais de la maison familiale l'immanquable panache de fumée de ce qu'on appelait à l'époque l'Anglo Pulp, et je remerciais le ciel que mes parents aient choisi la banlieue, ce qui m'évitait d'inhaler ces retombées au contenu pas trop rassurants. Les décennies ont passé et je croyais sincèrement que ça s'était amélioré. "Un air plus pollué qu'à New Delhi", titrait pourtant Le Soleil du jeudi 20 novembre, expliquant que c'est le port de Québec qui serait maintenant montré du doigt. De la poussière de rouille sur les balcons, voire sur les mains d'un bébé? Impressionnant.Depuis le temps, je me suis établi encore plus au nord, près du défun zoo. J'adore Québec depuis 60 ans, mais je dois maintenant vivre près de la montagne pour profiter d'un air relativement sain. Vivre en ville? Impossible. À elles seules, les émanations des voitures de plus en plus nombreuses me l'interdisent.