Sortez votre boussole, c'est la Semaine de l'orientation

c.o., Limoilou
Bernard Lachance, conseiller d'orientation (5 novembre 2012)
Du 4 au 10 novembre se déroule la Semaine de l’orientation, que l’Ordre des conseillers et des conseillères en orientation du Québec (OCCOQ) tient annuellement depuis huit ans à travers la province. Sous le thème « Pour un travail à ma mesure », la présente édition prévoit différentes activités dont, dans la région, quelques conférences grand public.Une Semaine de l’orientation? Bernard Lachance, conseiller en orientation (c.o.) depuis 15 ans et exerçant en pratique privée depuis 2 ½ ans à Limoilou, reconnaît que la chose peut paraître curieuse. « On n’a pas de cause à défendre, mais c’est l’occasion d’amener les gens à se conscientiser » par rapport à leur cheminement de carrière. Considérant que, selon un récent sondage, un Canadien sur deux songe à réorienter sa carrière ou à changer d’emploi au cours des cinq prochaines années, l’appel à la mise au point professionnelle lancée par l’OCCOQ s’impose. D’autant plus qu’on tend à sous-estimer les conséquences liées au mal-être au travail qui, pouvant conduire à l’épuisement professionnel, n’est pas sans effet sur l’économie d’une société.

Un conseiller, ça conseille

D’où que Bernard Lachance aime à parler de santé professionnelle et éducationnelle pour caractériser sa pratique. Il remarque que, si quelque chose a changé depuis ses débuts dans le métier, c’est que la gestion de carrière repose désormais moins entre les mains de l’entreprise qu’entre celles des gens qui, selon certaines études, changeront d’emploi six à sept fois au cours de leur vie active. « Pour moi, le travail devrait être une source de plaisir et de satisfaction », et c’est en ce sens qu'il accompagne aussi bien les étudiants que les professionnels et les cadres dans leur démarche d’orientation. Il insiste au passage sur le titre de sa fonction qui, depuis 1964, est passée officiellement d’orienteur à conseiller en orientation : il s’agit d’abord de « comprendre les besoins, les valeurs, les forces et les points faibles » du client, puis de le guider dans sa réflexion, tout en lui laissant son entière autodétermination. L’équation « t’es bon en math, tu devrais te diriger en sciences pures », on ne l’entendra pas de sa bouche.On le devine, la profession de c.o. exige de la polyvalence, la formation combinant notamment cours en psychologie, psychométrie, économie et documentation. La démarche d’aide ne se résume pas davantage en quelques tests vite faits, où on vous annonce que vous êtes un « artistique à l’intelligence logico-mathématique ». Si Bernard Lachance propose une série de tests élaborés pour aider les gens à se (re)connaître, il reste encore et surtout à discuter des résultats et à voir ce qui en ressort. Une telle démarche peut s’étirer sur plus d'une rencontre, pour un total qui peut durer environ 6 h, au terme desquelles le client repart avec un projet réaliste. Sachant qu'il se plaît beaucoup à exercer ses nouvelles fonctions à Limoilou, dans un bureau qu'il a décidé d'ouvrir après un parcours qui l'aura mené de Sherbrooke à Montréal, on peut croire en ses capacités de prodiguer des conseils gagnants.

Bernard Lachance, c.o.1000 3e Avenue418 454-3614