De l'Hôtel-Dieu à L'Enfant-Jésus : voix discordante...

Abandonner l’Hôtel-Dieu de Québec est une erreur (Source : Le Devoir - Opinion, Paul Isenring - M. D., Ph. D., F. R.C. P. C., néphrologue clinicien chercheur, professeur titulaire de médecine, Université Laval, détenteur d’une chaire de recherche du Canada en physiologie moléculaire. 9 avril 2013) Surprise dans le milieu de la santé à Québec ! Le 26 mars, le gouvernement Marois annonçait l’abandon du projet de rénovation de l’Hôtel-Dieu de Québec (HDQ) pour le remplacer par celui d’un hôpital neuf sur le stationnement de l’hôpital de l’Enfant-Jésus (HEJ).Un mois plus tôt, un groupe de médecins envoyait une lettre au MSSS pour exprimer son inquiétude quant au bien-fondé de la rénovation sans vraiment en connaître les tenants, proposant ensuite d’agrandir l’HEJ en y déménageant l’HDQ, et ce, dans la logique du nouveau CHU de Québec issu de la fusion administrative de cinq hôpitaux. Voilà qui a de quoi séduire : la concentration de spécialités dans un mégacentre pour améliorer les services. Dès le départ, malheureusement, le débat a été polarisé, et les motivations avancées par ledit groupe, relayées ensuite par gouvernement et médias, manquent de profondeur, occultent des détails essentiels et relèvent de l’argumentation azimutée. Examinons-les : (...)« L’HDQ est peu accessible. » À environ cinq minutes de marche de l’HDQ, il existe deux stationnements intérieurs qu’empruntent d’ailleurs les employés. Le temps requis pour passer du stationnement de l’HEJ près de la 18e vers l’enceinte principale est aussi de cinq minutes. À partir de n’importe quel point de la ville qui est au sud de Charest, se rendre au stationnement de l’HDQ ne prend certainement pas plus de temps que se rendre à celui de l’HEJ. (...)[ Lire la suite. À consulter aussi, la série de billets d'Érick Rivard. ]