Brad, l’homme qui lance des idées plus vite que son ombre

Agence de publicitéCarte d'identitéLe 8 septembre dernier, Brad a eu 18 ans. Pour l’occasion, il a fait comme beaucoup d’autres au même âge : il a franchi les portes du Maurice nightclub en brandissant sa carte d’identité. S’il en fallait la preuve, il l’a : il fait maintenant partie des grands. Même si on l’a surpris tout récemment à jouer aux Legos.Il ne s’en vantera peut-être pas, Brad, mais il est content de construire des cheminées en Legos. Pour lui, ça coïncide avec une belle poussée de croissance – ce n’est pas la première, mais l’important pour lui, c’est de grandir en santé. Pour ça, il est bien parti notre Brad, pour autant qu’il peut s’adonner à la création, avec Plaisir et Découverte. Il n’y pas à dire, ça tombe bien qu’il soit devenu une agence de publicité-marketing.

Brad, Limoulois d’adoption

Les premiers bureaux voient le jour à Charlesbourg en 1994. En janvier 2000, sur le coup de contrats avec Ski-Doo et Labatt, et aussi d’une demande grandissante du côté de Montréal, Martin Bernier et Dany Renauld s’entendent pour que celui-ci ouvre un bureau autonome dans la métropole. « Pour nous, la proximité est importante », justifie Martin Bernier pour expliquer cette expansion.On n’a pas de mal à le croire à l’entendre parler de Limoilou, où l’agence déménage en 2001, au 997, 3e Avenue. Non seulement connaît-il très bien le quartier pour avoir assisté à sa revitalisation mais, en tant que communicateur d’expérience à la tête d’une agence de publicité, il sait vendre le dynamisme du secteur. Si on peut penser que Brad participe à cette vitalité en attirant dans le quartier des clients qui se transforment pour l’occasion en touristes, Martin Bernier observe que des visiteurs viennent maintenant de partout de la région pour admirer le travail des Artisans du vitrail, pour s’équiper chez Demers ou pour goûter la cuisine de Fistons. Les employés eux-mêmes vont parfois, sur l’heure du dîner, chercher la Muse le long des berges de la rivière Saint-Charles.

Brad, créateur conseiller

BradAussi le cofondateur compte-t-il ce déménagement à Limoilou comme l’un des bons coups de Brad, parmi bien d’autres. Si l’agence connaît depuis ses débuts une croissance soutenue, elle a décroché des comptes d’envergure ces derniers mois : outre Lego, mentionnons Yahoo! Québec et Hagen (fabricant et distributeur mondial de produits et accessoires pour animaux domestiques). « On est une agence très créative qui n’a pas peur d’aller ailleurs, ce qui fait qu’on fait de plus en plus de gains », analyse Martin Bernier.Brad À cette créativité (qui s’échauffe ci-dessus avec Charles Di Gaetano, chargé de projet) se greffent des services de planification stratégique, de publicité, de design, de promotion et de média (ci-contre, Karine Blouin, directrice de compte). Surtout, « Brad veut jouer un rôle-conseil auprès du client », avec qui l’équipe travaille donc en partenariat de façon à en être le « prolongement marketing ». Parce qu’elle cherche à proposer des idées qui répondront aux attentes de la clientèle, elle doit faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et de flexibilité. Les orientations décidées lors des réunions de planification hebdomadaires ne tiennent souvent que le temps de celles-ci.

Brad, philanthrope

Le quartier et les défis changent peut-être, mais les engagements de Brad demeurent bien en selle. Depuis 2005, l’entreprise est associée à la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec, parrainant de 2012 à 2015 la plongeuse Jennifer Abel et le patineur de vitesse Laurent Dubreuil. En plus d’un soutien financier, elle prête son expertise dans la gestion de leur image de marque.C’est d’ailleurs aussi son savoir-faire qu’elle met au service de l’organisme SOS Violence conjugale depuis dix ans. En décembre 2012, au moment où a eu lieu notre entrevue, c’est par l’intermédiaire d’un projet musical de Noël que l’agence espérait recueillir des fonds. Exemple éloquent de leur sens de l’innovation, de leur maîtrise des technologies interactives et d’une rigueur qui n’oblige pas à se prendre trop au sérieux, ce projet entièrement pris en charge par les employés de Québec et de Montréal livre en condensé l’étendue de leur talent, du haut de leurs 18 ans.