L’élection du Rassemblement populaire de Québec du 5 novembre 1989

Jean-Paul L’Allier, accompagné de son épouse, reçoit les félicitations de Jean Pelletier, le soir des élections municipales de 1989. AVQ, 1989. Photo tirée de l’ouvrage Les maires de Québec depuis 1833.
Une campagne ardemment disputée (Source : Réjean Lemoine en collaboration avec Louise Côté. Les maires de Québec depuis 1833. Québec, Ville de Québec, 2013, 226 p.) La campagne électorale de l’automne 1989 s’avère, de l’avis des commentateurs politiques, « la plus intéressante depuis nombre d’années ». Le chef du Progrès civique de Québec, Jean-François Bertrand, ancien ministre péquiste, y affronte le chef du Rassemblement populaire, Jean-Paul L’Allier, ancien ministre libéral dans le gouvernement de Robert Bourassa.Le principal enjeu de l’élection est le développement de la Grande Place dans le quartier Saint-Roch. Le Progrès civique propose d’aller de l’avant avec l’important projet conçu sous l’administration Pelletier. Le Rassemblement populaire souhaite pour sa part qu’on réalise sur le site un ensemble qui intègrerait autour d’un parc public des commerces et des habitations d’une hauteur maximale de huit étages. Un débat télédiffusé le 24 octobre 1989 scelle l’issue de la campagne : alors que les sondages accordaient la victoire à Jean-François Bertrand, l’excellente performance de Jean-Paul L’Allier renverse la tendance.Le 5 novembre 1989, on assiste à un véritable raz-de-marée : le Rassemblement populaire rafle 16 des 21 sièges des conseillers municipaux. Jean-Paul L’Allier est élu à la mairie avec 58 % des suffrages. (…)