Grogne de plusieurs commercants de la 3e Avenue : la SDC réagit

Suite à la sortie médiatique de plusieurs commerçants de la 3e Avenue, pour exprimer leur insatisfaction quant au coût d’adhésion exigé par leur  Société de développement commercial  (SDC 3e Avenue Limoilou), le conseil d’administration et le directeur de la SDC ont réagi ce matin aux propos tenus.Pour Mathieu Montmartin, directeur de la SDC en poste depuis la formation de l’organisme il y a à peine un an, «la SDC et son conseil d’administration ont pris acte de la frustration de plusieurs commerces quant au coût lié aux frais d’adhésion au regroupement, et sont tout à fait conscients de l’obligation de la SDC de fournir des résultats à court terme. » Une tournée des différents commerces insatisfaits est d’ailleurs en cours afin d’expliciter les actions qui ont été réalisées et celles à venir.Parmi les bons coups de la SDC depuis sa création, outre l’illumination de la 3e Avenue l’hiver dernier et la venue de la parade des jouets, M. Montmartin souligne la mise en place d’un plan de développement commercial (étude de marché) qui permettra notamment à l’artère de continuer à se développer, au coeur de plusieurs projets majeurs comme le nouvel amphithéâtre, les éco-quartiers de Pointes-aux-lièvres et d’Estimauville et l’éventuelle venue du tramway.

Le manque de locaux commerciaux disponibles sur la 3e Avenue est flagrant, par exemple.  Sans SDC, qui négocierait avec la Ville pour dézoner certains espaces résidentiels? » souligne Alain Slythe, président de la SDC et propriétaire du Bal du Lézard.

M. Slythe déplore encore aujourd’hui la gestion de la Ville qu’il qualifie de mauvaise dans le dossier de rénovation de la 3e Avenue à l’été 2010 :

Si la SDC avait été en place à l’ époque, elle aurait pu établir ses conditions en ce qui a trait à la fermeture de l’artère par exemple, et aurait pu exiger une amélioration physique de l’espace suite aux travaux, que ce soit par l’élargissement des trottoirs, le remplacement des lampadaires, etc.”

Pour Stephan Isabel, propriétaire de la Boutique du Skate implantée sur la 3e Avenue depuis 2009 :

Il faut laisser la chance au coureur et se donner un peu de temps. Une artère commerciale, c’est comme une entreprise. Si on n’a pas de vision à long terme pour la 3e Avenue, et que personne ne défend nos intérêts vis à vis de la Ville, on ne pourra pas grandir et se développer. »

D’autre part, la SDC nous dit être présentement en négociation avec la Ville de Québec pour l’implantation d’un programme de rénovation des façades qui s’arrêtait jusqu’à maintenant à la 4e rue.  Et plusieurs projets majeurs seraient annoncés officiellement au cours des prochains jours, grâce à l’implication financière de plusieurs partenaires à la hauteur 150 000 $.Rappellons qu’une Société de développement commercial (SDC) est « un organisme à but non lucratif qui veille à la représentation des intérêts des commerçants et professionnels d’une artère commerciale ou d’un centre-ville, et à leur implication dans le développement local […] C’est une association à cotisation obligatoire […] qui s’appuie sur un processus démocratique pour atteindre les objectifs fixés par ses membres. Elle regroupe des professionnels et entreprises qui s’associent pour assurer leur représentation auprès des décideurs et autres groupes d’intérêt et pour contribuer activement à la revitalisation, au développement commercial, à l’animation et à la promotion de leur secteur.»