Limoilou, douce rebelle

Elyse BertrandOn pourrait croire que je ne suis pas une fille de ville : née à Matane, j’ai grandi sur la rive-sud de Québec, à seulement « une tune » des ponts, et fait complètement le contraire de tout le monde : j’ai quitté la ville pour étudier dans le Bas Saint-Laurent. J’aime le plein air et les grands espaces, le silence et les étoiles. Je me considère tout de même comme une fille de ville, car pour moi, rien ne vaut la proximité, le bourdonnement et l’effervescence de mon quartier.Limoiloise d’adoption (ou limousine d’adoption, comme dirait mon ancienne patronne de 72 ans!),  je passe le plus clair de mon temps dans le quartier : il ne se passe pas une journée sans que j’arrête au Bal, à la Brûlerie, chez Hosaka-ya, au Centre Ferland…La raison pour laquelle je « trippe » sur Limoilou est la même que celle qui me pousse à voyager constamment : la beauté du quartier, certes, mais au-delà de ça, c’est cette vibe, cette atmosphère, comme si Limoilou, en fait, était pourvu d’une personnalité, comme si Limoilou, c’était mon amie, et mon amie, elle est chaleureuse, dynamique, réconfortante, et dure à suivre un peu, car franchement, elle n’en fait qu’à sa tête!Ce que je préfère de Limoilou, c’est sa mouvance, ses feuilles d’automne, ses feux clignotants aux opérations déneigement qui font penser aux milliers de feux piétons clignotants de Manhattan, ses rues qui ronronnent, ses commerces qui poussent un peu partout le long de la 3e, ses millions de chats qui rendent visite aux balcons des beaux vieux triplex, ses événements rassembleurs…Limoilou, mon amie, si tu savais tout ce qui nous attend!