Maizerets le méconnu

J’ai découvert le quartier Limoilou à mon entrée au CEGEP au début des années 2000. Le bar le Delzie, ancêtre (genre) de la brasserie artisanale la Souche, servait à la même adresse des 4 litres d’une bière sans nom et une taverne se trouvait à l’emplacement actuel de la fromagerie Yannick. Limoilou n’avait pas encore tout à fait le dynamisme d’aujourd’hui et sa réputation était beaucoup moins reluisante. Tout de même, pour la jeune banlieusarde que j’étais, ce quartier, avec ses escaliers en colimaçon et ses ruelles, exerçait une attirance exotique. Après avoir migré à Sainte-Foy puis à Saint-Roch, je retrouvais en 2008 un quartier dynamique où l’on se sent chez soi. Certainement encouragée par l’affluence de jeunes familles limouloises à proximité, la venue d’un bébé et d’un éventuel deuxième a incité la famille à migrer vers le quartier Maizerets, où les bâtisses sont abordables pour un jeune couple tout frais sorti de l’université. Ce n’est pas sans un pincement de cœur que j’ai quitté le Vieux-Limoilou... et pourtant!Depuis mon arrivée, je découvre dans ce quartier méconnu et mal-aimé, des attraits que je ne soupçonnais pas! Qui peut se vanter d’avoir dans son quartier un endroit pour faire du ski de fond, de la raquette et du patin l’hiver, des pique-niques et des baignades l’été? Une bouquinerie à vocation de réinsertion sociale dont les libraires semblent tous posséder un bac en littérature, un café qui fait la promotion de l’allaitement? Je l’avoue, j’aime Maizerets et c’est parce que mon entourage n’en peut plus d’en entendre parler que je viens rejoindre l’équipe de Monlimoilou.com, tribune qui me permettra de déclamer mon amour pour ce quartier et envoyer quelques pointes à ceux qui n’osent pas franchir le boulevard Henri-Bourrassa pour le découvrir.En plus de vanter les attraits de mon quartier, ma formation en science politique, mon attrait pour la littérature et ma vie de jeune maman devraient alimenter ce blogue. Au plaisir de partager avec vous!