PPU D’Estimauville : un membre du Conseil de quartier Maizerets s’exprime

Centre Mgr Marcoux, quartier Limoilou
Séance d’information du PPU D’Estimauville. Centre Mgr Marcoux. 19 décembre 2012
 * Écœuré d’avoir à faire de véritables consultations publiques? (Martial Van Neste, membre du Conseil de Quartier Maizerets) Être cité comme exemple d’une raison de quitter la politique de la part du vice-président de l’exécutif d’une ville comme Québec n’est pas banal. Surtout si on se fait accuser publiquement de ne pas être professionnel, d’être « cheap » et n’être là que pour critiquer. On est en droit de se demander ce qui a pu provoquer une telle réaction de monsieur Picard, alors que celui-ci n’a pas voulu faire aucun commentaire lors du dépôt de l’intervention du représentant du Conseil de Quartier Maizerets, mais seulement en conférence de presse, après l’assemblée publique sur le PPU d’Estimauville le 17 janvier dernier à Québec.En fait, le Conseil de Quartier Maizerets soulignait que cette « consultation » ne respectait pas le guide du ministère des Affaires Municipales, destiné aux professionnels de l’urbanisme. Le guide est clair qu’une « consultation doit satisfaire aux règles de l’art et aux règles éthiques usuellement reconnues, par exemple :

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  • accès à une documentation pertinente et de qualité, rédigée dans un langage compréhensible;
  • délai suffisant pour s’approprier l’information;
  • assemblée de consultation en deux temps distincts et se déroulant, au besoin, en plusieurs séances de manière à permettre la présentation du projet, de répondre aux questions du public et de rendre possible l’expression des opinions;
  • rédaction et diffusion d’un rapport de consultation faisant état des opinions et des préoccupations des citoyens à l’égard du projet;
  • diffusion d’une réponse motivée des décideurs;
  • suivi.

La demande du Conseil de Quartier n’est donc pas farfelue et dans bien d’autres consultations, la ville a suivi ce processus. Pourquoi cette « consultation » n’a-t-elle été que de quelques semaines durant la période des fêtes, alors que pour le PPU de Saint-Roch, plus de 6 mois ont été accordés? Monsieur Picard aurait pu au moins nous indiquer les raisons pour lesquelles la ville a un tel empressement.En regard du PPU D’Estimauville, l’intention d’y implanter un Éco Quartier, de revitaliser cette partie de notre quartier avec de l’habitation mixte est louable. De plus, la présentation qui a été faite par l’urbaniste de la ville était de grande qualité pour faire comprendre les changements proposés. Cette séance d’information aurait été un bon point de départ d’une consultation, pas la clôture de celle-ci.L’implication des citoyens dans la planification de leur ville est fondamentale et les Conseils de Quartier sont une particularité à Québec dont nous pouvons être fiers. Ces Conseils de Quartier sont composés de citoyens bénévoles élus. Ces citoyens ont besoin d’un minimum de temps pour donner un avis. Nous sommes régis par des procédures qui exigent que nos positions soient approuvées en séance publique convoquée à l’avance.Sur la question de l’Éco Quartier, en dehors de l’intégration environnementale, les différentes expériences à travers le monde indiquent qu’un facteur de succès important est l’implication des citoyens dans celui-ci. En effet, un Éco Quartier est plus qu’un important contrat de construction donné à un gros promoteur qui supporte des normes environnementales élevées. Un Éco-Quartier implique que ceux qui y vivent adaptent leur mode de vie et participent à la mise en place de celui-ci. À cet égard, on est bien mal parti…Donc, que penser de l’affirmation que nous ne sommes pas professionnels et cette invitation à rester chez nous de la part du plus important élu après le maire? Navrant… * Texte publié dans la section « Commentaires » de ce billet, également dans le courrier du lecteur du Soleil aujourd’hui.