Réfugiés népalais à Québec : La francisation de 7 à 77 ans

Source : Le Devoir, Isabelle Porter, 4 décembre 2013 Souvent analphabètes dans leur propre langue, les réfugiés népalais sont particulièrement difficiles à franciser.Second et dernier texte sur la vie de ces nouveaux arrivants à Québec. (...)Nicole Landry dirige l’organisme d’alphabétisation Lis-moi tout Limoilou. Elle est préoccupée.

La francisation que fait le ministère, c’est bien [celle donnée au Cégep de Sainte-Foy]. Mais ça ne rejoint pas les personnes immigrantes analphabètes. Ça ne répond pas à leurs besoins, dit-elle. Les personnes analphabètes n’ont pas la notion des nombres. Avant de leur montrer l’heure, le calendrier ou comment écrire leur numéro de téléphone, il faut leur expliquer la valeur de “ 1 ”, il faut leur expliquer le système de l’heure. »

Dans le cadre d’un projet-pilote, son organisme a pris en charge la francisation d’une poignée de groupes dès la première année, ce qui leur permet de poursuivre dans un environnement familier.[ Lire la suite ]