Des citoyens de Limoilou se mobilisent pour l’automobile – Poisson d’avril!

Et bien oui, il s’agissait de notre poisson d’avril 2014. En espérant que vous aurez tout de même pris un certain plaisir à le lire, à bord de votre autobus ou assis dans une voiture auto-partagée évidemment!Un groupe de citoyens et de gens d’affaires de l’arrondissement La Cité-Limoilou dévoileront cette semaine un manifeste revendiquant une plus grande place pour l’automobile à Québec : voilà ce qu’a appris en exclusivité Monlimoilou.com.Au cœur du manifeste, le Collectif citoyen pour l’automobile (CCA) revendique la modification du plan proposé par le Gouvernement du Québec concernant le boulevard Henri-Bourassa. Afin de réduire la circulation sur l’autoroute Laurentienne, le groupe proposera plutôt la création d’une sixième autoroute pour la Capitale, une quatrième pour l’axe Nord-Sud.

C’est inacceptable que ce soit aussi long de descendre vers le centre-ville à partir de Charlebourg ou Saint-Émile. Ce qu’il faut, c’est une vision, et cette vision c’est une nouvelle autoroute pour Québec! », a déclaré un des porte-paroles du mouvement Sebast Turgeon.

Celui-ci estime que le boulevard Henri-Bourassa est l’artère toute désignée pour réaliser cette modification à l’urbanisme de la Capitale, puisqu’il est « déjà large » et qu’il réunit des « axes urbains stratégiques » dans la première couronne de Québec.

Les gens craignent de venir dans La Cité-Limoilou parce que, en semaine, le trajet est déjà long. Ils craignent d’y venir pendant les grands événements, à cause du trafic. En ajoutant une nouvelle voie, ça réglerait tous les problèmes et ça viendrait répondre à un manque pour notre centre-ville, et les affaires iraient sûrement mieux », a ajouté son co-porte-parole, Aurélien F. Barbotte.

Moins de place aux transports collectifs et actifs

Outre cette demande, le Collectif citoyen réclame également l’élargissement des rues pour l’automobile.

Depuis quelques années, la Ville réduit la largeur des rues de La Cité-Limoilou pour donner plus de place aux trottoirs! Ça n’a aucun sens. La rue, c’est pour l’automobile. Et l’automobile, ça génère de la richesse. Il faut que les autorités municipales calquent leur vision sur les artères du secteur Lairet, pas celles de Saint-Jean-Baptiste! » ajoutent les deux porte-paroles.

Le Collectif propose aussi une réduction du service d’autobus, tout particulièrement à l’heure de pointe, « afin d’accélérer la circulation automobile et d’en augmenter la fluidité » et, enfin, d’interdire la circulation à vélo dans les rues de Québec et de limiter la place de ceux-ci aux pistes cyclables, afin de réduire les accidents liés au partage de la route.

Ce qu’on propose, c’est une vision d’avenir pour Québec et ses honnêtes payeurs de taxe. Et, à Québec, l’avenir passe par l’automobile. »

Est-ce véritablement une vision viable à long terme? Le Collectif pense que oui.

Les experts le disent : il y a encore du pétrole pour au moins 100 ans dans le monde. Donc, oui, ce qu’on propose, c’est une vision à long terme. Le problème, il n’est pas maintenant, mais dans 100 ans. Le problème, ce n’est donc pas le mien, c’est celui de mes petits-enfants et de leurs enfants. »

Le Collectif promet de dévoiler des appuis de taille à leurs propositions lors du dévoilement de leur manifeste, qui devrait avoir lieu plus tard cette semaine.