Détour local: deux nomades à Limoilou

detour-localQu’est-ce qui peut bien amener deux grands voyageurs à poser leurs valises pendant quelques semaines dans le Vieux-Limoilou? La question me taraudait lorsque j’ai découvert le blogue Détour local, rédigé par un couple québéco-belge.Rencontrés à la Brûlerie Vieux-Limoilou, Alizé, qui vient de Bruxelles, et Maxime, originaire de la Rive-Sud de Québec, m’ont raconté leur histoire fascinante. Ingénieur de formation, Maxime a tout lâché et vendu en 2010 pour partir en voyage. Première destination (et la bonne!): la Tanzanie, où il a rencontré Alizé par un heureux concours de circonstances (et grâce au site Internet couchsurfing). Alizé y était pour un stage, après avoir fait deux Erasmus qui lui ont donné la piqûre des voyages. Très rapidement, les deux exilés développent un sentiment amoureux et décident de poursuivre l’aventure ensemble.Ils découvrent alors plusieurs pays (Costa Rica, îles des Caraïbes, Grèce, Panama, Nicaragua, Norvège, etc.), avec parfois des sauts de puce au Québec ou en Belgique pour des raisons personnelles. Sur place, ils voyagent plus lentement que le touriste classique; ils partent à la rencontre de la population locale et vivent essentiellement de l’échange de services ou de petits boulots saisonniers, qui leur permet de vivre à peu de frais. Même la Norvège, un des pays les plus chers au monde, est accessible selon eux si on utilise les outils appropriés (c’est d’ailleurs leur destination préférée à ce jour).

Détour local

Il y a un peu plus d’un an, ils ont décidé de lancer leur propre blogue de voyage, Détour local, qui relate leurs aventures un peu partout dans le monde. On y trouve photos, musique et conseils pour ceux qui veulent se lancer à l’aventure comme eux. Forme très utilisée dans le monde anglo-saxon, le blogue professionnel de voyage est un complément aux guides de voyage classiques et certains voyageurs arrivent même à en vivre.Du côté du couple, cette plateforme ne leur permet pas pour l’instant de générer beaucoup de revenus, mais elle leur offre une certaine visibilité, qui permet ensuite de vendre des articles ou des reportages (c’est une forme de portfolio). Chose intéressante, on y trouve des articles sur des régions du Québec et sur leurs escapades dans nos contrées. D’ailleurs, en exclusivité, ils m’ont annoncé qu’ils parleraient bientôt des microbrasseries du Québec, dont celle du quartier (La Souche).

Et Limoilou dans tout cela?

Après plus d’un an en Amérique centrale, Maxime avait envie de revoir l’hiver. Un séjour au Québec serait en plus l’occasion de faire avancer différents projets. Limoilou leur a été conseillé par plusieurs amis – endroit fort sympathique, près de tout et avec tous les services dont ils pourraient avoir besoin. Ils espéraient pouvoir faire du house sitting (occuper et s’occuper d’une maison/appartement en l’absence des propriétaire), mais l’habitude est peu présente au Québec et ils ont dû se résoudre à louer une chambre sur la 2e Avenue.Après quelques semaines ici, ils ont été frappés par le rythme de vie effréné et, heureuse surprise, par le fait que Québec – ou à tout le moins les quartiers centraux – «devient de plus en plus multiculturel». Ils apprécient leur quartier «de transit», notamment le fait de pouvoir marcher pour se rendre à peu près partout.La prochaine destination? Possiblement Montréal à l’hiver et l’Ouest et le Nord canadien au printemps, selon les envies et les possibilités du moment.Pour les suivre sur leurs différentes plateformes: Facebook, Twitter et Instagram