Élections scolaires district 8: portrait de Johanne Labrecque

Dans le cadre des élections scolaires qui auront lieu le 2 novembre prochain, Monlimoilou.com a fait parvenir un questionnaire à tous les candidats se présentant dans les deux districts de Limoilou. Voici les réponses de Johanne Labrecque, candidate dans le district 8 (Vieux-Limoilou/Lairet).

Johanne LabrecquePourquoi vous présentez-vous comme candidate aux élections scolaires?

Je me présente au poste de commissaire dans le but d’être près des citoyens et faire en sorte que leurs besoins soient écoutés. De plus, je crois qu’une démocratie est primordiale en éducation comme dans tous les organismes qui demandent une vue d’ensemble. Je veux inculquer, dans le milieu scolaire, une manière de faire qui apportera aux élèves le désir de poursuivre leurs études et de persévérer. Je veux continuer à faire ce que j’ai toujours fait: aimer et aider les jeunes. Alors, mon rôle de commissaire me permettra de m’exprimer librement avec mon cœur et mes convictions.

Les élections scolaires sont remises en question par de nombreuses personnes et le ministre Yves Bolduc a lui-même dit qu’il s’agissait d’une forme de test. Pourquoi les élections scolaires sont-elles utiles?

Celles-ci sont très utiles afin que les besoins de tous et chacun soient discutés versus la commission scolaire de leur district. De plus, les commissaires sont en mesure d’accepter ou de refuser toute dépense ou coupure de service qui leur semble inadéquate. Ils ont un regard démocratique afin de faire respecter les besoins des citoyens.

La Commission scolaire a fait face à d’importantes compressions budgétaires dans les dernières années et a dû présenter des budgets déficitaires. Selon vous, est-il encore possible de couper sans comprimer les services aux élèves?

À mon humble avis, je ne crois pas que la Commission scolaire puisse faire de nouvelles coupures sans pour autant brimer des secteurs tels l’aide aux devoirs et le soutien aux élèves en difficulté. Elle a déjà coupé dans son budget d’administration, alors il n’y a plus de place pour les coupures et il ne faut surtout pas empiéter sur les services aux élèves. Il faut repenser les institutions, car la Commission scolaire est à la limite de ce qu’elle peut dépenser.

Les élections scolaires servent à élire des dirigeants et des administrateurs, mais aussi des personnes qui ont des valeurs précises. Quelles sont les valeurs et le projet éducatif que vous préconisez pour la Commission scolaire de la Capitale?

Ma valeur primordiale est le respect sous toutes ses formes et surtout le respect à la différence dans la manière d’apprendre. Nous ne naissons pas tous égaux et il faut en tenir compte. De plus, c’est la responsabilité de la Commission scolaire d’offrir des services de qualité dans ses écoles. Son rôle est de s’assurer à l’égalité des chances pour tous les élèves d’obtenir un diplôme d’études les menant sur le marché du travail. Finalement, je veux vraiment mettre l’accent sur l’intimidation qui, pour moi, est inacceptable, à l’école comme partout ailleurs dans la société.

Pouvez-vous nous résumer votre opinion du système d’éducation public au Québec et, plus précisément, des écoles publiques de Limoilou?

Pour le système d’éducation public au Québec, je crois qu’il faudrait réviser plusieurs points. Pour ne parler que du système public, je considère qu’il faut réinvestir en éducation, car une société instruite est gagnante sur toute la ligne : santé, travail et prospérité.

L’ancienne école Stadacona appartient toujours à la Commission scolaire de la Capitale et n’a pas été vendue à ce jour. Que souhaitez-vous pour cette ancienne école?

Si la vente de cette école ne peut se faire, la Commission solaire pourrait en faire un centre d’aide aux devoirs et leçons, un centre de loisirs ou tout simplement une école pour les élèves qui n’arrivent pas à s’intégrer dans le réseau scolaire régulier. [ Portrait précédent: Benoit Gingras ]

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