Une nouvelle exposition pour Jean Gaudreau

Expo ERVUICDu 26 juin au 12 juillet, Jean Gaudreau présente ERVUIC, anagramme du mot «cuivre», dont le matériau se retrouve au cœur de cette nouvelle exposition proposée à la Caserne Dalhousie.Jean Gaudreau, rappelez-vous, c'est cet artiste de Limoilou dont l'univers pictural autour de l'imaginaire du cirque et de la danse m'avait pris aux tripes lors de notre rencontre en 2011. Depuis, sa réflexion et sa démarche artistiques l'ont notamment mené jusque sur le toit du Château Frontenac, dont il a recyclé une partie pour la transformer en œuvres d'art en 2012.La présente exposition s'inscrit dans ce même cheminement créatif qui cherche désormais à «transcender la matière afin de faire du cuivre un personnage majeur» de ses œuvres, peut-on lire dans le communiqué qui accompagne l'événement. Bien des heures, donc, à plier et marteler le métal pour en arriver à une connaissance assez fine qui permettrait à l'artiste-peintre de l'intégrer pleinement à ses nouvelles séries.Ce geste de recyclage est une constante dans la démarche et l'œuvre de Gaudreau.

Pour l'artiste, […] la réutilisation d'un médium ayant déjà connu une autre vie s'inscrit dans une volonté de (re)création, c'est-à-dire de revenir au cœur de la vie quotidienne des gens» en «un émouvant clin d'œil au caractère intemporel de la création artistique», précise encore le communiqué.

Ainsi la toiture du Château Frontenac, avec laquelle on renoue dans ERVUIC, connaît-elle une deuxième vie; d'esthétique formelle, elle acquiert une picturalité grâce à son interaction avec d'autres médiums comme le pastel, l'acrylique, l'huile et la peinture à l'encaustique. Les amateurs pourront apprécier un air de parenté avec le travail de Kandinsky et de Klee.Est-ce à dire que celui qui nous a habitués à des personnages aux corps en déséquilibre bascule désormais dans l'abstraction? Sa longue expérience figurative semble l'en garder – du moins, le garde d'une abstraction pure et dure. À défaut d'un visage bien défini, on trouvera dans ses nouvelles séries la trace sentie de sa présence; Gaudreau «habite ses toiles et leur donne vie», mentionne le catalogue de l'artiste. Le figuratif passe alors par «les forces vives de la nature humaine» qu'il exprime dans ses toiles, jouant sur les contrastes de la beauté et de la violence, des couleurs chaudes et froides. Pour le reste, au visiteur de le découvrir à la Caserne Dalhousie. 

ERVUIC Du 26 juin au 12 juillet, de 9h à 17 en semaine, de 10h à 16h la fin de semaine Vernissage prévu le 26 juin à 17h Caserne Dalhousie 103, rue Dalhousie