Incendie de Fourrures Falardeau : « Dans le top 10 de ma carrière »

Rue des Pins, quartier Limoilou
Étaient en poste lors de l’incendie, de G à D : Patrick Bernier, Benoît Boivin, le lieutenant Philippe Bolduc et Claude A. Jobin. 23 janvier 2014.
L’incendie de l’immeuble qui abritait Fourrures Falardeau et huit logements, faut-il s’en souvenir, a suscité un immense mouvement de solidarité citoyenne et mobilisé quelque 15 camions et 60 pompiers provenant de plusieurs casernes de la Ville de Québec, le 15 janvier dernier.Rencontre avec Claude A. Jobin, pompier, en compagnie de Jean-François Daigle, de la division des communications du Service de protection contre les incendies de Québec (SPIQ), à la Caserne no 4, sur la rue des Pins Ouest.

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Mis à l’avant-scène médiatique lors de la fameuse histoire de Limoiloup, notamment dans le reportage de la SPIQ, Claude A. Jobin raconte :

J’ai débuté ma carrière le 2 novembre 1992, ici même, dans Limoilou, où j’ai grandi. L’incendie sur la 3e Avenue est dans le «top 10» de ceux que j’ai vécus en plus de 20 ans de carrière. De mémoire, je pourrais le comparer à celui de l’immeuble à logements de l’avenue des Oblats, il y a une dizaine d’années, du côté de Saint-Sauveur. »

3e Avenue, quartier Limoilou Le premier appel, celui d’un locataire signalant de la fumée, est rentré à 19 h 33. « C’est la 1re alarme, explique Jean-François Daigle, celle qui nous laisse présager un incendie. » « Et là, on arrive sur les lieux, et on voit les gens sur les balcons… », renchérit M. Jobin. Il explique que les différentes équipes des casernes avaient leurs tâches propres à effectuer sous le commandement d’un officier.

Notre première mission, insiste-t-il, est de voir à ce que tous les gens soient évacués. Ce soir-là, les pompiers de la Caserne no 1 procédaient à l’évacuation. Nous, on la complétait en pénétrant dans l’immeuble du côté de la 7e Rue. »

3e Avenue, quartier LimoilouDans toute cette «belle» histoire du loup de Fourrures Falardeau, nouvelle mascotte des Limoulois, Claude A. Jobin fait preuve d’humilité. Il y voit avant tout une solidarité d’équipe qui, même immortalisée dans les médias sociaux, s’est déroulée dans un périmètre bien à l’écart de curieux qui caressaient sans doute le même souhait…

Tout le monde était sain et sauf, mais on n’a pu que constater que l’immeuble en entier allait y passer. On s’est regardés, la vitrine étant endommagée, j’ai pris le loup et je l’ai posé sur le pare-choc du véhicule. Ça s’est déroulé en fin de soirée, et j’ai appris pour la suite en regardant les reportages… »

Les résultats de l’enquête, qui s’avère complexe, ne seront vraisemblablement pas dévoilés avant plusieurs semaines :

Aucun indice ne laisse croire à la thèse criminelle pour le moment, souligne M. Daigle. Et comme il ne reste plus rien de l’immeuble, une profonde analyse s’impose, qui demande de recueillir tout d’abord des renseignements auprès des premiers intervenants, des témoins, puis de faire une étude détaillée de la scène du sinistre. »

En ce désormais triste 15 janvier 2014, avance-t-il, l’absence de vent a peut-être évité une conflagration. Aussi, des vies ont pu être épargnées du fait que le feu a pris en soirée, et non la nuit. Jean-François Daigle rappelle en fin d’entrevue l’importance de toujours bien connaître les sorties d’urgence dans de tels immeubles, et surtout, de vérifier régulièrement l’état des piles de son avertisseur de feu.3e Avenue, quartier LimoilouRappelons, pour conclure, que les sinistrés, bien que relogés temporairement pour la plupart, ont plus que jamais besoin de votre soutien financier. D’ailleurs, un bingo bénéfice est organisé dimanche prochain au Bar La Chope (442, 3e Avenue) dès 16 h, et la page de soutien aux sinistrés contient une foule d’informations utiles si vous voulez aider.Et soyez rassuré : notre désormais célèbre loup est dans les mains de l’entreprise Sinisco pour être nettoyé et revampé, à temps pour la 3e Avenue complètement givrée samedi, 1er février prochain !