Jeune famille cherche propriété en ville (5): la conversion et les travaux

Rue de l'Espinay, quartier Limoilou
Construction d'un petit immeuble résidentiel sur la rue de l'Espinay. 23 septembre 2010.
Depuis novembre dernier, je suis officiellement en recherche d’une propriété dans le Vieux-Limoilou. Plus de huit mois après le début de nos recherches, j’ai envie de partager avec vous le fruit de nos investigations et de témoigner de ce que ce processus révèle sur le quartier en 2014. Aventures en cinq temps sur le thème de l’accession à la propriété.

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Convertir un duplex en maison unifamiliale: on nous avait dit que les démarches à suivre auprès de la Ville étaient relativement faciles. Vrai et faux à la fois. Lorsque vous appelez à la Ville pour savoir si c'est possible de faire une telle transformation, on vous réfère au plan d'urbanisme du secteur et aux règles qui s'y appliquent. Vous devez donc décoder un document de plusieurs centaines de pages pour trouver la zone où votre propriété est située et, ensuite, comprendre quelle est la règle qui touche ce genre de conversion.Je simplifie pour vous: dans les quartiers centraux comme le Vieux-Limoilou, la Ville a généralement un zonage qui permet la transformation d'un duplex en unifamiliale, car les différentes zones peuvent/doivent atteindre un certain pourcentage de grands logements (3 chambres et plus). En procédant à cette conversion, vous vous trouvez justement à ajouter un grand logement au secteur. L'inverse - modifier une unifamiliale en duplex - ne serait sans doute pas possible.Ayant compris cela, il était maintenant temps de déposer la demande de permis, en personne, au bureau d'arrondissement. La démarche n'est pas si compliquée: fournir des plans à l'échelle de l'avant/après, en précisant la dimension de toutes les pièces, portes et fenêtres. Le genre de boulot qu'un architecte peut vous réaliser aisément, en échange d'une contribution financière évidemment! Si vous souhaitez le faire par vous-même, comme nous pour économiser de précieux dollars, préparez-vous à y consacrer plusieurs heures et ne soyez pas surpris si le premier essai n'est pas le bon! Après la première rencontre désastreuse, nos plans ont finalement été acceptés et après quelques semaines, le fameux permis était émis (avec certaines conditions à respecter)! Joie.

Les travaux

En parallèle, nous avions demandé trois soumissions auprès d'entrepreneurs généraux. Choisir la meilleure, au prix qu'on espère le plus bas, tout en tenant compte des disponibilités et de la confiance qu'inspire chacun.  Un casse-tête assuré, à moins que vous ayez un beau-frère entrepreneur qui fait du beau boulot. Ce n'était pas notre cas.En date du 1er juillet, on récupérait le deuxième logement où étaient effectués les travaux les plus majeurs. Le locataire nous avait réservé une belle surprise, il avait tout laissé dans le logement: électroménagers, vaisselle, nourriture, vêtement, lit, mégots de cigarette, divan, mettez-en, la cour est pleine. L'entrepreneur entrait le jour suivant; à vitesse grand V, il aura fallu tout mettre devant la maison et devenir le «Bougon» du voisinage, en laissant détritus et vieux meubles dehors jusqu'au passage de la collecte des ordures et du service des «monstres» de la Ville. Moi qui pestais généralement contre ceux qui font de même le 1er juillet, disons que je vois les choses un peu différemment maintenant...

Le déménagement

On a dû avoir de la chance avec notre entrepreneur, car finalement, les travaux ont bien progressé et la conversion s'est effectuée telle qu'on la souhaitait. Dans l'intervalle, on a pu découvrir l'excellent service offert à la quincaillerie Rona du quartier, en raison des innombrables allers-retours qu'on a dû y effectuer (ils connaissent nos prénoms maintenant). On a déménagé dans les temps et on n'a eu à peu près aucun dépassement de coût; touchons du bois (franc). Tant mieux pour nous, mais on ne souhaite pas pour autant répéter l'opération avant plusieurs années!Et le nouveau voisinage? Un voisin est venu tondre notre gazon à plusieurs reprises, mais un malotru est entré par infraction quelques jours après notre déménagement pour y dérober du matériel électronique... Bel accueil. Pas grave, on va s'en remettre, on sait que le quartier vient avec ses bons et ses mauvais côtés!

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