Une promenade sur la 3e Avenue à la fin des années 1950

3e Avenue, quartier Limoilou La 3e Avenue a toujours été l’artère commerçante de Limoilou.On part de la 14e Rue vers La Canardière. Belle soirée de mai 1958 pour marcher. Plein de gens sur leur galerie qui regardent les passants. Comme on est de la 4e Avenue, on ne connaît presque personne. On peut jouer aux «senteux»…Au coin de la 13e Rue, l’épicerie Flageole, flanquée de la Banque Nationale et, juste à côté, la Commission des liqueurs, devenue plus tard la Société des alcools.  Dans ce temps-là, à la «Commission» comme on disait, un commis prenait nos commandes et il allait chercher nos bouteilles à l’arrière. Pas de libre-service.3e Avenue, quartier LimoilouEn continuant notre balade, on arrivait devant l’église baptiste, située au coin de la 12e Rue. Puis, c’était le magasin Mademoiselle, dont la vitrine montrant des sous-vêtements féminins attirait les regards de jeunes garçons, le mythique Théâtre Lairet et le magasin d’aliments A&P (pour Atlantic and Pacific). C’était «la» grande épicerie des environs.Entre la 10e et la 9e Rue, on passait devant Vêtements La Québécoise et la tabagie Giroux.Au coin de la 9e, le poste de police où nous allions acheter nos «licences» de bicycle.Pas très loin, le cabinet du docteur Boudreau. Passé La Canardière, Peinture Juneau et la tabagie Giguère.On traverse de l’autre côté de la 3e Avenue pour revenir vers la 18e Rue.Coin de la 4e Rue, la station-service Henri, un détaillant Esso. La Banque Royale de l’autre côté de la rue et la Pharmacie Marquis au coin de la 5e Rue. Puis, voici José Fleuriste. Entre la 7e et la 8e Rue, le fameux magasin Kirouac, un «5-10-15» qui était très populaire.Un salon de barbier, la boucherie Marché Central et le bureau du docteur Pouliot avaient pignon sur rue entre la 8e et la 9e Rue.Tiens, on arrive  devant le magasin  des demoiselles Larue et la Pharmacie Pelletier, à l’angle de la 10e Rue. Suivent la Boucherie Couture et le restaurant Cendrillon.À partir de la 11e, que des maisons privées. C’est l’heure de rentrer à la maison après cette jolie promenade sur cette avenue si vivante.Mais avant, un petit tour chez Madame Guay sur la 4e Avenue pour manger un cornet à deux boules. Un délice qui annonce l’été!Merci à mon ami Jean Boudreau, qui a grandi sur la 3e Avenue, pour avoir partagé ses souvenirs avec moi… et avec vous.