Volière à papillons : une pause…

Domaine de Maizerets, quartier Limoilou
Un retour sous une autre forme d’ici quelques années ? La Volière, 23 août 2013.

Non, l’emblématique volière ne sera pas démolie ce printemps. Ni agrandie comme on le laissait sous-entendre l’an dernier. Mais il faudra oublier sa populaire activité « papillons » pour cet été, du moins. Budget oblige, surtout ! C’est ce que nous a annoncé et expliqué la semaine dernière Alain O’Neil, en poste depuis sept ans à la Société du Domaine de Maizerets.

Genèse et soubresauts d’un succès populaire

D’entrée de jeu, le directeur général rappelle que le Domaine Maizerets a été acquis par la Ville de Québec en 1979, puis cédé en 2002 à la Commission de la capitale nationale. Aujourd’hui, c’est encore la Ville qui assume la majeure partie de la gestion. La Société du domaine Maizerets a pour principal mandat d’animer et d’entretenir le site avec l’aide de quatre permanents et 80 employés.Dans ce contexte, M. O’Neil souligne que la volière à papillons – ancien kiosque floral inauguré en même temps que l’arboretum en 1997 – était une activité de la Maison des insectes, l’un des clubs d’amateurs de Maizerets :

Il s’agissait de sa plus importante activité avec son volet éducatif. Deux bénévoles l’ont créée en 1998, la Maison des insectes y a mis fin en 2009, mais la Société l’a reprise de 2010 jusqu’à l’an dernier, toujours en collaboration avec la Maison. »

En 2013, la volière à papillons a connu pourtant un très beau succès de foule : quelque 30 000 visiteurs pour sa dernière année d’opération ! Le noeud du problème ? La Société du domaine Maizerets « doit faire » avec les moyens financiers qu’on lui octroie : « La Ville est depuis 2009 le bailleur de fonds principal auquel se greffent d’autres partenaires financiers tels la Caisse Desjardins et les fonds discrétionnaires de députés. »  Pour cette activité, aux dires de M. O’Neil, la Société s’est tout de même bien débrouillée avec un budget d’environ 80 000 $ par an qui permettait de maintenir une dizaine d’emplois étudiants et de faire l’achat des papillons exotiques si appréciés par les petits et grands visiteurs.

Les Papillons : retour possible sous une forme bonifiée ?

La volière à papillons a souvent fait l’objet de l’ordre du jour des réunions du conseil d’administration, insiste Alain O’Neil, qui croit toujours en l’avenir de cette activité majeure de Maizerets :

On a même déjà planché sur une deuxième phase consistant en une annexe au pavillon d’accueil Edmond-Gagnon (photo) ! On pense aussi que la durée de vie de la volière, dans sa structure, est encore de cinq ans, ce que des ingénieurs devraient vérifier sous peu. Malgré l’effort apprécié de la Ville qui a doublé son budget, nous sommes limités dans nos options de développement. C’est pourquoi, en attendant une éventuelle réouverture, peu importe sous quelle forme, on développe les thématiques en lien avec les insectes au pavillon d’accueil. Et cet été, il y aura dans la volière de l’animation avec des figurants : il faut y voir une forme de transition…»

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