Dernier round de l'histoire de la boxe au Colisée

Source : Le Soleil, Olivier Bossé, 4 avril 2015 

Le Colisée de Québec refermera bientôt ses portes sur plus de 65 ans d'histoire. Les plus grands chapitres de l'amphithéâtre de Limoilou ont été consignés par des sportifs, pas tous en patins. Autant par ses succès que par ses échecs, la boxe occupe une place de choix dans les annales de l'édifice. De Léo Lapointe à Kevin Bizier en passant par Fernand Marcotte, Bernard Hopkins et Éric Lucas, Le Soleil vous fait voyager dans le temps au matin de ce qui devrait être la dernière manifestation du noble art dans le vétuste aréna.

« C'est un vrai festival de boxe comme il ne s'en est jamais vu à Québec. » Les promoteurs « sont fiers d'avoir réussi à obtenir l'usage de notre beau temple sportif, le plus vaste et le mieux aménagé de l'Amérique du Nord ». Annonce du duel entre Adonis Stevenson et Sergey Kovalev dans le nouvel amphithéâtre pour cet automne ? Plutôt Le Soleil du 27 août... 1951 ! (...)

Effervescence des années 70

Vint la décennie 1970. Effervescence dans la boxe, ici comme ailleurs. L'époque des grands combats de poids lourds américains avec Floyd Patterson, Muhammad Ali et Sonny Liston.Le 8 mars 1971, 9326 spectateurs s'agglutinent dans un Colisée de 10 000 places pour le premier duel Ali-Frazier... diffusé sur écran géant. Presque autant que les 12 000 curieux entassés au Forum de Montréal pour la même occasion.Cet intérêt profite à tous. Quatre promoteurs sévissent à Québec durant la seule année 1970. « Tout le monde essayait de prendre la pole, que ce soit au Colisée ou ailleurs », explique aujourd'hui Arteau.Le journaliste à la retraite énumère comme lieux pugilistiques de l'époque le Stade municipal, la salle Saint-Malo et la fameuse Tour, dans le quartier Saint-Roch. Le Club athlétique Champlain tirait son surnom de la forme de son bâtiment.Mais c'est au Colisée que le troisième Fernand - Marcotte celui-là - vivra plusieurs de ses plus importants combats. (...)[ Tout l'article ]