D’Estimauville 0 / Ramsès 100

Galeries de la Canardière
Nombreux locaux vides aux Galeries de la Canardière… 28 janvier 2015.
Source : Le Soleil – Carrefour des lecteurs, Charlotte Savard, 7 mars 2015. C’est de la démesure. Alors que le projet de tour de 65 étages semble être en voie de réalisation, le secteur D’Estimauville demeure vide de toutes nouvelles habitations : certes de beaux lampadaires, mais un centre commercial désert, des bâtiments voisins en décrépitude, des terrains vagues, des bureaux du gouvernement dont les travailleurs quittent le secteur après le boulot… Où sont les entrepreneurs prospères qui ont, du seul fait du boom immobilier, pu profiter d’un marché leur garantissant plus que leur part de profit ? Bien humblement, il me semble qu’il serait aussi temps pour ces constructeurs de participer à l’édification de quartiers comprenant de petites maisons ou des maisons en rangée permettant à des familles de s’installer à deux pas du centre-ville, tout en ayant une petite cour pour les familles, et pouvant espérer autre chose que des condos ou des maisons à plus de 250 000 $.Il ne s’agit pas de voir petit, mais de gros bon sens et d’éviter le surendettement des jeunes familles. C’est bien spectaculaire l’érection de tours à la m’as-tu-vu, mais il ne faudrait pas oublier le citoyen « ordinaire » qui a aussi besoin d’une qualité de vie à coût raisonnable plutôt que des tours grandioses qui ne feront que creuser le fossé entre la classe moyenne et les plus riches.[ À lire aussi : Copenhaquébec : la fin d’un rêve ]

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