Élections 2015 : Rencontre avec Alupa Clarke (PCC)

Alupa-Clarke-portrait

En route vers le scrutin fédéral du 19 octobre prochain, Monlimoilou.com va à la rencontre des candidats de la circonscription Beauport-Limoilou, question de mieux connaître leurs engagements et leurs réflexions sur des dossiers incontournables. Aujourd’hui : Alupa Clarke, candidat pour le Parti conservateur du Canada (PCC).

Réserviste pour les Forces armées canadiennes, Alupa Clarke milite au sein de son parti depuis huit ans déjà, notamment au sein de l’association conservatrice de l’Université Laval, ou au sein de l’organisation du parti dans Beauport-Limoilou : des bases solides au sein de la formation qui l’avaient amené d’ailleurs à causer la surprise en coiffant à l’arrivée l’ancien directeur général du Carnaval de Québec, Jean Pelletier, pour obtenir le droit de représenter les couleurs conservatrices à la présente élection.Ses racines se trouvent résolument dans la circonscription :

Je suis un père de famille qui habite Beauport. Je suis né dans le comté, mes grands-parents Auger sont arrivés dans les années 1940. Ma mère est née ici, ma femme est née ici, ma fille qui a 18 mois est née ici également », précise le candidat.

C’est depuis qu’il a l’âge de voter qu’il appuie le Parti conservateur mené par Stephen Harper. Un soutien qui, pour lui, n’est pas étranger à son histoire militaire – « On sert le pays dans les Forces armées canadiennes depuis 1890. » « Le premier ministre parlait de protection du territoire de l’Arctique canadien, de remettre en valeur l’armée canadienne, d’avoir une économie solide basée sur des choix responsables et rationnels. C’était en 2004. Ça a tout de suite cliqué. »Pouvez-vous nous présenter ce qu’est, pour vous, Beauport-Limoilou ?

C’est une circonscription familiale au plus haut point : on a environ 21 000 familles ici, à Beauport-Limoilou. Une circonscription également de travailleurs de l’extérieur, un secteur tertiaire extrêmement fort – des entreprises comme des marchés, des cafés, des restaurants, des librairies… C’est semi-dortoir, semi-vivant. Limoilou est plus vivant, plus urbain, alors que Beauport est plus dortoir. Mais c’est très familial comme comté. »

Quels sont vos lieux « coup de cœur » du quartier, ceux que vous aimez fréquenter ?

La rivière de Beauport, qui arrive au boulevard Sainte-Anne : c’est là que j’ai embrassé ma femme pour la première fois de ma vie, c’est un lieu très important pour moi. Également le parc Cartier-Brébeuf : la mère de ma femme a habité sur la 13e Rue pendant plusieurs années – on allait donc au parc Cartier-Bréboeuf très souvent. Ce sont les deux endroits majeurs, pour moi, dans le comté. » 

Quel bilan faites-vous du travail du député Raymond Côté, lors du dernier mandat ?

C’est une bonne question… Moi, je fais du porte-à-porte tous les jours, je fais 100 portes par jour, 10 000 portes depuis le 10 juillet. Je dois vous dire que peu de gens le connaissent. Je reçois ça avec une grande tristesse : c’est une des choses que je veux combler d’ailleurs. Pour moi, le rôle de député, c’est non seulement de représenter les intérêts citoyens au parlement, mais d’autant plus important, c’est de rendre les services qui sont dus aux citoyens, payeurs de taxes et d’impôts, dans le comté.Donc moi, j’ai pu questionner les gens, en lien avec les services qu’ils ont reçus de la part de leur député, M. Côté. Quand je posais la question, soit les gens ne le connaissaient pas, soit ceux qui le connaissaient – souvent des représentants d’organismes communautaires ou autre – et qui avaient communiqué avec lui pour demande de financement ou autre n’avaient pas eu d’accusé-réception. Bien entendu, c’est un sondage « micro », je n’ai pas rencontré 100 000 personnes, mais je déplore le fait que sa présence n’est sûrement pas assez forte – et moi, c’est quelque chose sur quoi je veux vraiment travailler. »

Quel est, selon vous, le dossier prioritaire pour la circonscription Beauport-Limoilou ?

Poursuivre la revitalisation économique du comté. Beauport-Limoilou, c’est un comté qui a besoin d’être moussé économiquement d’une façon importante. Premièrement, on veut poursuivre la revitalisation du secteur D’Estimauville qui a été enclenchée par ma collègue conservatrice Sylvie Boucher. Le premier jalon a été posé : on a amené des emplois gouvernementaux… Mais vous savez sans aucun doute que ce n’est pas ça qui revitalise complètement le quartier. Lorsque je serai député, j’irai moi-même voir des PME, et je ferai la promotion du secteur D’Estimauville qui, selon moi, est un secteur idéal pour le développement économique. »

Outre D’Estimauville, il se propose également de s’attarder à la relance du secteur entourant le boulevard des Capucins et le chemin de la Canardière, de même que certaines zones de la 1re Avenue dans le contexte de ce qu’il présente comme une « relance économique de secteurs clés comté ».Pouvez-vous nous détailler d’autres de vos priorités ou engagements ?

  • Immigration. Le candidat conservateur rappelle que plus de 4000 immigrants résident dans Beauport-Limoilou – « une richesse pour le comté ». Au fil de son porte-à-porte, il a remarqué plusieurs situations difficiles vécues par ceux-ci, notamment quant à la qualité de leurs logements. « Quand je serai député, je m’engage à aller vers eux, à leur maison, à leur porte, en tant que député, pour non seulement leur faire mention des différents services qui sont à leur disponibilité pour les aider, mais aussi les prendre par la main, s’il le faut, vers l’emploi à proximité qui correspond à leur domaine ou à leur compétence. »
  • Lutte à la pauvreté. « Moi, je vais aller vers les gens, en tant que député de proximité, pour encore une fois leur expliquer les démarches qu’ils peuvent entreprendre et les services auxquels ils peuvent avoir recours – et, s’il le faut, je les prendrai par la main également, dans la mesure du possible. »
  • Création d’emplois « constante » et développement économique « continu ».

Questions thématiques

Le candidat a ensuite été invité à se prononcer autour de différentes thématiques, afin de rappeler ses préoccupations ou celles de son parti.Lorsqu’on parle de famille, il rappelle des mesures comme la prestation universelle pour la garde d’enfants (PUGE) ou le fractionnement du revenu à l’occasion des impôts mis en place par sa formation. Sur les questions économiques, le candidat souligne, entre autres réalisations, les baisses de 2 % effectuées quant à la TPS. En santé, il fait valoir que le gouvernement conservateur a haussé le montant des transferts fédéraux aux provinces.Lorsqu’on lance Alupa Clarke sur la question de la culture et des loisirs, il nous amène vers le dossier des infrastructures de proximité, les centres récréatifs ou communautaires dont l’état laisse parfois à désirer ; il cite l’exemple de la réfection du Patro Roc-Amadour, dont il aimerait reprendre la formule ailleurs.

Port de Québec, dossier réglé, mais judiciarisé

AlupaClarke_2Outre l’enjeu des énergies renouvelables – bien mises en valeur au fil des derniers mandats conservateurs, selon lui – la question du développement durable l’amène aussi sur l’incontournable dossier du Port de Québec. Et, sur le sujet, il est fort critique du travail accompli par Raymond Côté :

Concernant le Port de Québec, je trouve que M. Côté avait une attitude partisane et alarmiste. Ce n’est pas ça qu’il faut faire pour les citoyens, qui sont inquiets. Il faut s’attarder à la question, aller voir tous les partis, et informer les citoyens d’une manière non partisane. »

Pour sa part, il souhaite voir l’agrandissement annoncé du Port se faire dans le respect des principes du développement durable autant qu’en harmonie avec les secteurs résidentiels qui l’entourent. Mais dans sa façon de mener le dossier, il n’entend pas prendre parti, d’un côté comme de l’autre – il espère plutôt pouvoir asseoir les acteurs du dossier à la même table et favoriser les échanges.

Le problème de poussière rouge a été réglé, mais les citoyens sont encore inquiets parce qu’ils n’ont pas accès aux échantillons… et on ne peut pas avoir accès aux échantillons tant qu’on est dans des procédures judiciaires.Je peux comprendre qu’il y ait des préoccupations à ce niveau-là, mais personne ne peut spontanément être alarmiste en disant que le problème persiste ou en disant qu’un acteur n’a pas été responsable. Bien au contraire : la Santé publique a sorti un dossier qui démontre que le problème de la poussière rouge a été réglé et le Port de Québec a pris des mesures pour enrayer le problème. Moi, je pense qu’un député responsable se doit de prendre en compte ces différentes réalités et puis d’attendre le processus judiciaire jusqu’à la fin, et non pas en faire une cause partisane et alarmiste. »

Questionnements citoyens

Le candidat conservateur a ensuite été questionné sur différents dossiers ou enjeux à caractère local, choisis à la lumière des préoccupations énoncées par les lecteurs et lectrices de Monlimoilou.com. Voici les réponses d’Alupa Clarke sur les éléments qui n’avaient pas été abordés aux points précédents :

  • L’accès au fleuve ? « On parlait du prolongement de la promenade Samuel-de-Champlain il y a plusieurs années. Ça a été mis sur les tablettes à cause des coûts astronomiques qui y étaient associés… Moi, je m’engage à replonger dans le dossier en tant que député fédéral, voir où on en est et qu’est-ce qu’il serait possible de faire. »
  • La qualité de l’air dans la circonscription ? « Être un député proactif, c’est être à l’affût des dossiers et entendre les préoccupations des gens. Si on me dit qu’il y a une problématique quant à l’incinérateur, et bien, je me ferai le porte-parole des préoccupations citoyennes. »
  • L’utilisation du parc Cartier-Brébeuf ? « Il faut que les gens s’approprient leur secteur, s’approprient leur parc. N’importe quel projet qui viendra à mon bureau, je le regarderai de façon sérieuse et ça me fera plaisir de le faire avancer. »
  • Cohabitation entre piétons et cyclistes ? « Il y a eu beaucoup d’efforts incroyables, sur la 3e Avenue et 4e Avenue, des élargissements de zones piétonnes et cyclistes… Le conseil de quartier Lairet a même envoyé une lettre de remerciements à la Ville : je pense que sur ce dossier, ça va bien ! »

Et le mot de la fin ?

Je salue les citoyens et citoyennes de Beauport-Limoilou, qui chaque jour contribuent à l’épanouissement collectif de notre beau comté. »