Incendie des Fourrures Falardeau, un an plus tard…

Photo archives: 21 janvier 2014 (Jean Cazes)
Photo archives: 21 janvier 2014
Ce soir, il y aura un an que l’immeuble abritant les Fourrures Falardeau est parti en fumée, jetant à la rue ses sept locataires. Demain, il y aura un an que Limoilou s’est retroussée les manches pour faire la démonstration de cette solidarité qui court dans ses ruelles.15 janvier 2014, 19h32. Le Service contre les incendies reçoit la première alarme pour «un immeuble commercial et locatif de 3 étages à l’angle de la 7e Rue et de la 3e Avenue». Cette première alarme sera rapidement suivie de trois autres, nécessitant au plus fort de l’incendie l’intervention d’une soixantaine de pompiers. L’un d’eux, Claude A. Jobin, témoignera après coup de la violence spectaculaire de l’événement: « L’incendie sur la 3e Avenue est dans le top 10 de ceux que j’ai vécus en plus de 20 ans de carrière. »Le lendemain, Limoilou n’est pas restée les bras croisés. Deux citoyens du quartier, Izabelle Houde et Jean-Sébastien Grondin, ont créé la page Facebook « Pour les sinistrés du 15 janvier de Limoiloup », en référence à l’animal empaillé sauvé des flammes. « On a eu vraiment beaucoup de monde sur notre Facebook, je pense que ça avait touché les gens… », se souvient Izabelle Houde.La générosité des citoyens a rivalisé avec celle de commerçants et d’organismes de la 3e Avenue, qui ont contribué à la cause par différentes initiatives de levées de fonds. Entraide Agapé s’est occupée de gérer les dons reçus et de les redistribuer aux quatre sinistrés non assurés qui en ont fait la demande. Si le directeur général, Daniel Régimbal, n’a pas été en mesure de nous revenir avec le montant amassé avant la publication de l’article, Izabelle Houde a le souvenir de quelques milliers de dollars, qui ont notamment permis aux sinistrés de défrayer les coûts d’un premier mois de loyer, d’un laissez-passer d’autobus et de courses à l’épicerie.Chose certaine, « à la suite de l’aide « de base », aucun d’entre eux n’a demandé d’aide supplémentaire. C’est bon signe… », se réjouit-elle.

Des nouvelles de Christian Falardeau

Falardeau. 15 janvier 2015.Depuis le brasier, l’espace vacant à l’intersection de la 7e Rue et de la 3e Avenue rappelle à la mémoire les événements de cette nuit-là. « Par un pur hasard, [aujourd’hui], un an après l’incendie, je rencontre les institutions financières », mentionne toutefois Christian Falardeau. Le propriétaire de Fourrures Falardeau laisse entendre que très bientôt, il sera en mesure d’annoncer pour Monlimoilou.com s’il pourra aller de l’avant, vraisemblablement à l’automne, avec la reconstruction du commerce au coeur du Vieux-Limoilou.« J’ai signé un bail jusqu’en septembre 2015 avec Denys Tailleur. On prend notre temps; on veut avoir tous les bons éléments en main avant d’être sûr de se lancer dans le projet d’immeuble. Je veux souligner que mon expérience avec Denys va très bien. On a pu reprendre notre clientèle qui est demeurée très fidèle », ajoute-t-il tout en exprimant à quel point il a été touché par le bel élan de solidarité à son égard après le sinistre du 15 janvier 2014. « Faut croire qu’on offrait un bon service! », conclut Christian Falardeau avec un brin d’humour.[avec la collaboration de Jean Cazes]