« Je chante en français » : des élèves immigrants de l’école secondaire de la Cité se dépassent

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Jannie Rochefort, Simon Pedneault et quelques participantes au projet « Je chante en français » -  Crédit photos : Luciano Desrosiers et Libardo Garcia-Chavarro

Mardi dernier, des élèves de la classe de francisation de l’école secondaire de la Cité ont vu leur projet Je chante en français se concrétiser par l’enregistrement studio de deux pièces francophones qu’ils apprennent depuis février.

ecole-cite2Le projet, financé par la mesure 30211, a permis aux élèves du groupe de bénéficier de cours de chant avec Marie–Catherine Bouchard, chanteuse professionnelle, et d’un enregistrement professionnel avec Simon Pedneault, guitariste et copropriétaire du studio situé dans le quartier St-Roch.Ces derniers mois, les élèves ont étudié deux pièces (Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier) en classe avec Jannie Rochefort, leur enseignante de francisation. Avec Libardo Garcia-Chavarro, collaborateur et responsable de l’Antre-classe de La Cité, ils ont aussi eu l’occasion de travailler l’expression corporelle et la présence scénique.

Depuis toujours, j’observe que mes élèves immigrants sont, en général, très sensibles à la musique et à la danse. Il a toujours été facile de les faire chanter. Lors des périodes libres , il n’est pas rare de les voir tasser les bureaux et se mettre à danser ! indique Jannie Rochefort. Monter une chorale était dans l’ordre naturel des choses. Par le chant, on travaille la prononciation, le vocabulaire, mais ils ont surtout l’occasion de s’imprégner de leur culture d’accueil, et ce, avec plaisir. »

ecole-cite1Outre l’enregistrement, le groupe de chanteurs a eu l’occasion de se présenter devant public à deux reprises.

Apprendre à chanter dans une langue loin de leur langue d’origine est un défi de taille. Cela leur a demandé beaucoup de pratique et de mémorisation. C’est beaucoup pour eux de monter sur scène. Ils ont de quoi être fiers », ajoute Mme Rochefort.

Ces élèves de francisation sont originaires du Népal, de la Colombie, du Rwanda, du Burundi, du Botswana, de l’Ukraine. Les participants au projet auront bientôt leur réalisation entre les mains et on peut s’attendre à ce que leur prestation et les photos soient diffusées à leur diaspora ; c’est une façon sympathique, pour un projet scolaire, d’avoir un rayonnement international.Source : Jannie Rochefort, enseignante de francisation, école secondaire de la Cité

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