Le Comité de vigilance des activités portuaires manque d’information pour réaliser son mandat

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Au premier plan : Suzanne Verreault et Véronique Lalande, membres du CVAP, lors de la rencontre du jeudi 11 juin dernier

Difficultés à établir un climat de confiance entre les différentes parties impliquées sur le dossier, défi d’obtenir de l’information fiable et à jour sur les activités : voilà quelques-uns des constats émis dans le rapport d’activité 2014-2015 du Comité de vigilance des activités portuaires (CVAP), dévoilé jeudi dernier au Centre Jean-Guy-Drolet.

Il est difficile d’exercer un rôle de vigie en absence des données fiables, actualisées et complètes. La disponibilité des données par le ministère du Développement durable, de l’Environement et de la Lutte aux changements climatiques, de l’Administration portuaire de Québec et des utilisateurs du Port est très limitée et rien n’indique que des progrès sensibles pourront être accomplis en 2015-2016 à cet égard » peut-on y lire.

Pour bien effectuer son travail, le CVAP manque, ainsi, d’informations cruciales.Oui, l’Administration portuaire rend disponible la capacité et le contenu des bateaux transitant du vrac, de même que certains éléments de réponse et documents fournis au fil de l’année, mais pas de manière suffisante pour bien connaître l’état des lieux et actions posées dans le territoire du Port à cet effet… Certes, le Ministère diffuse la fréquence de dépassement de la norme journalière à la station Des Sables, mais pas les concentrations mesurées, mais, au-delà de ça, le néant… Ou presque.Pour le Comité, il apparaît clair que nombre d’information est produite, mais, pour quelque raison, celles-ci ne sont pas rendues disponibles par les acteurs concernés.

Il est difficile pour le CVAP de faire une vigie de la contamination environnementale, puisque, malheureusement, ces données ne sont pas accessibles », énonce-t-on dans le rapport.

Un défi qui, peut-être, est lié à l’absence d’un climat de confiance entre les différents acteurs, base nécessaire pour des échanges d’informations adéquats et des discussions franches. « Celles-ci sont nécessaires à l’accomplissement [du mandat du Comité], à la conciliation des intérêts commerciaux, des intérêts publics, tant par l’entremise des citoyens que celles des élus, ainsi que des exigences du cadre réglementaire, et cela, en dépit des litiges juridiques. »

Nécessité d’agir

CVAP1_2015Une nécessité ressort toutefois de l’ensemble : celle d’agir. Selon le rapport, il apparaît nécessaire d’établir un consensus quant à la nécessité de changements dans la zone portuaire, afin de mieux identifier et contrôler les sources de pollution et autres nuisances. « Le statu quo à ce chapitre n’apparaît plus acceptable », lit-on.Statu quo? Oui. Car, pour le Comité, la problématique « est toujours au même point »…

Sans pouvoir en documenter l’ampleur, nous savons que certains citoyens vivant en périphérie des installations portuaires sont aux prises avec des nuisances importantes dues aux activités industrielles au Port de Québec. »

Reste donc, pour le CVAP, à réussir à faire avancer les choses, à aller chercher des résultats concrets, pour, ainsi « appeler à des actions tangibles du Port de Québec pour modifier ses pratiques afin d’assurer une cohabitation harmonieuse avec les citoyens. »[ Le rapport d’activité 2014-2015 du CVAP est disponible sur le site Web de la Ville de Québec. ]