Le P’tit marché solidaire de Limoilou prend de l’expansion pour sa 3e année

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Le P’tit marché solidaire de Limoilou, édition 2014. Photos courtoisie.

Rendre accessibles, à prix abordable, des fruits et légumes produits localement : voilà la mission du P’tit marché solidaire de Limoilou, qui a amorcé sa troisième année d’activité il y a quelques semaines déjà, avec une période d’ouverture élargie, question de toujours mieux répondre à la demande.

L’été dernier, la formule a connu un beau succès, tant pour le marché à vélo que pour le mini marché : c’est plus de 700 personnes qui ont profité des services du P’tit marché solidaire de Limoilou, et ainsi mis la main sur la vingtaine de variétés de fruits et légumes proposées au fil de la saison. Verdict pour 2015 ? L’offre est augmentée, prolongée.Le marché à vélo s’étire donc désormais pendant dix semaines plutôt que sept, deux jours par semaine, soit les samedis et dimanches jusqu’au 20 septembre, entre 10 h et 15 h 15. Et, bonus, les arrêts dans chacun des huit lieux visités sont prolongés, passant de 30 à 45 minutes.Le marché à vélo circulera ainsi les samedis au parc de l’Anse-à-Cartier, au parc Ferland, à la bibliothèque Canardière et à la bibliothèque Saint-Charles, et les dimanches au parc Bardy, au parc de l’Oasis Saint-Albert, au parc Sainte-Odile et à la bibliothèque Saint-Albert.Pour sa part, le mini marché sous la tente, au coin de la rue de L’Espinay et de l’avenue de Guyenne, sera accessible de 13 h à 15 h les dimanches, à compter du 9 août, et ce, pour huit semaines – donc jusqu’au 27 septembre.L’idée centrale du projet ? Rendre accessibles des fruits et légumes frais aux clientèles dans le besoin, celles qui vivent des situations d’insécurité alimentaire.

Pour ce faire, on a choisi d’aller à la rencontre des gens. Avec l’ajout de la formule à vélo au mini marché déjà existant, on s’est donné plus d’outils pour les rejoindre, partout dans le quartier. On trouvait que c’était une formule simple à appliquer, inspirée d’initiatives qui avaient déjà fait leurs preuves ailleurs », explique la chargée de projet Gracia Adam.

Développer avec le milieu

Tout, au P’tit marché solidaire, est fait en concertation, avec l’appui du milieu, afin de bien répondre à des besoins qui, au fil du temps, ont été clairement exprimés sur le terrain. « C’est ce qui nous a permis d’arriver, rapidement, à des actions concertées », poursuit Mme Adam.Le choix des points de vente est crucial, tout particulièrement afin de faciliter l’accès aux produits du marché pour personnes ayant des défis de mobilité. Leur localisation est développée conjointement avec la Ville de Québec. « On travaille actuellement avec la Ville pour développer d’autres points de vente en route vers 2016, pour pouvoir être toujours plus près des gens », explique Mme Adam.L’offre alimentaire du P’tit marché, elle, est mise en place avec l’appui tant de producteurs locaux que d’organismes et commerces limoulois.Ainsi, des producteurs de l’île d’Orléans et de Saint-Nicolas rendent accessibles leurs cultures à tarif réduit. Les Ateliers à la terre du Centre Jacques-Cartier ainsi que les jardins communautaires du Patro Roc-Amadour ont réservé un coin de leur jardin à l’équipe du P’tit marché. D’autres rendent disponibles espaces et fournisseurs afin de faciliter les activités de l’organisme.Enfin, certains, comme le supermarché IGA Pierre Jobidon, viennent agir directement sur l’offre de produits : « Il nous appuie afin d’augmenter l’offre côté fruits, ce qui nous permet d’avoir en main une plus grande variété de produits que l’on peut vendre à l’unité. »Cela, sans oublier les nombreux bénévoles engagés au sein du projet.

Le P’tit marché solidaire de Limoilou prend, petit à petit, de l’expansion. Comme le besoin est là, on essaie de trouver des façons de continuer à faire notre travail et à s’y épanouir », conclut Gracia Adam.