L’école Jean-De-Brébeuf conçoit un robot capable de faire du recyclage

David, mentor en mécanique et un étudiant travaillent sur le prototype du robot - Photo courtoisie
David, mentor en mécanique, et un étudiant travaillent sur le prototype du robot – Photos courtoisie

Dix-sept volontaires entre 15 et 17 ans représenteront l’école Jean-de-Brébeuf à la compétition de Robotique FIRST qui aura lieu à Montréal du 18 au 21 mars prochain. L’objectif ? Construire un robot de A à Z capable de faire du recyclage.

Après six semaines de travail, l’équipe de l’école Jean-de-Brébeuf a mis un point final à la conception technique du robot, prêt à faire du recyclage.Pour réaliser ce projet, un professeur, un coordonnateur et des mentors bénévoles, en majorité étudiants en génie mécanique à l’Université Laval ou au cégep, encadrent les plus jeunes qui s’y connaissent peu dans le domaine. Inscrits sur une base volontaire, tous ont cependant un intérêt commun : les sciences et les technologies.L’investissement n’est pas négligeable après l’école. Ils doivent se réunir quatre heures deux soirs par semaine et sept heures le samedi pour mener à bien non seulement la réalisation du robot, mais aussi son image de marque lors de la compétition.Treize garçons et quaDavid, mentor en mécanique et un étudiant dans l'étape de construction - Photo courtoisietre filles se sont ainsi engagés dans l’un des trois volets de l’expérience robotique : la programmation, la mécanique ou le marketing. Si les deux premiers domaines semblent les plus importants dans la construction, le dernier l’est tout autant quand on sait que leur mascotte pourra se trouver des alliés.Car, dans l’idée d’une compétition coopérative, le groupe aura le choix de s’unir à deux autres robots, provenant des équipes adverses, pour former un trio fort. C’est pour cette raison que son image doit être soignée afin d’attirer le plus d’intérêt possible. C’est ce qu’explique Jean-Dominique Hamel Ratté, intervenant en persévérance scolaire du Carrefour jeunesse-emploi de la Capitale-Nationale (CJECN), qui dirige le projet :

Il y a beaucoup de stratégie dans cette compétition. Si la force d’une équipe est la rapidité, elle peut très bien chercher un robot plus agile ailleurs. Il y a donc toute une manière de vendre les qualités de son représentant pour que les meilleurs aient envie de nous rejoindre. C’est là toute la mission du pôle marketing. »

Quatrième participation pour l‘école Jean-de-Brébeuf

L’école secondaire de la 8e Avenue s’est classée 13e l’année dernière. Un bon classement sur une quarantaine d’équipes, mais pas assez pour aller à l’étape suivante du concours.

On n’est jamais vraiment bien classés, mais les étudiants réalisent bien vite que ce qui compte, c’est l’expérience qu’ils ont vécue grâce à cette aventure robotique. Le tout se passe dans une ambiance bon enfant, même s’il peut y avoir des déceptions quant au résultat final », raconte M. Hamel Ratté.

Le prototype du robot présenté par l'École secondaire Jean-de-Brébeuf - Photo courtoisieInitiative du CJECN et de Fusion jeunesse, deux organismes qui luttent contre le décrochage scolaire, cette réalisation veut permettre à des jeunes de 14 à 18 ans de s’épanouir dans des domaines peu exploités à l’école. Cependant, quelle que soit la motivation du jeune, il est le bienvenu dans le projet, poursuit l’intervenant.

Quand l’étudiant s’inscrit, on ne vérifie pas spécialement s’il est en décrochage scolaire. Parfois, l’adolescent vient pour sortir de son isolement social et se faire des amis. C’est aussi sur quoi on mise pour le bon déroulement de l’expérience. Le samedi, on ne passe pas sept heures d’affilée rien que sur le robot. Lors de la pause dîner, on commande des pizzas et on fait une pause d’une heure autour de jeux de société, à la demande des jeunes. »

Il ne reste plus qu’à souhaiter bonne chance à l’équipe Jean-de-Brébeuf qui, à un mois du départ pour Montréal, n’a plus le droit de toucher au robot. Dernier objectif : se concentrer sur la partie marketing et les financements, tant pour l’image du robot que pour la création des chandails que porteront les participants.Les trois premiers finalistes iront représenter le Québec à la compétition internationale, qui se tiendra à Saint-Louis aux États-Unis du 22 au 25 avril prochain.Les règles du jeu officielles de la compétition Robotique First : Recyclage express –>[youtube clip_id= »qm2IegazTIg » width= »625″ height= » »]