Les petites vues à Saint-François d’Assise

Quartier Limoilou
Le Centre communautaire Jean-Guy Drolet… de nos jours! 2 mai 2014.

Nous n’avions pas souvent l’occasion de voir des films dans le Limoilou de ma jeunesse. Heureusement, à tous les dimanches, il y avait des longs-métrages pour les jeunes présentés à la salle paroissiale Saint-François d’Assise (aujourd’hui, le Centre communautaire Jean-Guy Drolet).

Les projections avaient lieu dans une salle au premier étage qui n’avait rien d’un vrai cinéma. On y plaçait une centaine de chaises droites en bois, un écran à l’avant avec le projecteur à l’arrière, et voilà, le spectacle pouvait commencer. Ce n’était pas le confort des cinémas Star Cité, loin de là !Je me souviens de deux films qui faisaient notre joie : Zorro et Rintintin.Zorro, c’est un justicier masqué vêtu de noir qui combat l’injustice en Californie espagnole au XIXe siècle. Il  a inspiré bien des jeux de notre jeunesse.On se déguisait en Zorro en portant un masque et une cape noire, et on sautait, le soir, de hangar en hangar, parfois au risque de se blesser. On organisait des combats avec des épées de bois. Partout où l’on passait, on traçait un gros Z imaginaire, le signe de notre héros. Chacun de nous était Zorro, le redresseur de torts, ce qui faisait en sorte qu’il y avait au moins une dizaine de Zorro qui hantaient à la brunante les ruelles du quartier.Rintintin, c’était une autre belle histoire qui nous inspirait :

À la fin du XIXe siècle, le 101e régiment de cavalerie de Fort Apache recueille un jeune garçon, Rusty, et son berger allemand, Rintintin, uniques survivants d’un convoi de pionniers attaqué par des Indiens. À la suite d’une de leurs aventures, Rusty est promu caporal honoraire et Rintintin mascotte du régiment et on leur donne officiellement l’autorisation de rester au fort. »

Malheureusement, comme on ne pouvait trouver un berger allemand dans le voisinage, on ne joua pas à Rintintin. À peine avons-nous réussi à construire un semblant de Fort Apache dans la cour des Dumais…Enfin, un troisième long-métrage m’a marqué : Mondo Cane. Il s’agissait d’un documentaire italien qui présentait des scènes assez morbides. Voici comment on décrivait le film :

Choquant, fascinant, cruel et barbare, ce voyage aux confins de l’horreur ne vous laissera pas indemne. Découvrez la folie et la violence d’un animal monstrueux: l’homme. Oserez-vous accepter la vérité de notre monde ? »

Évidemment, on trouverait le film plutôt léger de nos jours… Mais à cette époque, ces scènes nous donnaient froid dans le dos.

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