On a testé Auto-mobile

communautoLe lancement avait été fait en grandes pompes en juin dernier, en présence du président-directeur général de Communauto, Benoît Robert, et de Rémy Normand, responsable des transports à la Ville de Québec. Mais ce n’est que hier, 9 juillet, que le nouveau service Auto-mobile de Communauto a pris son envol. On l’a essayé pour vous (et un peu pour nous aussi).

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Notons d’emblée qu’il n’est pas nécessaire d’être membre du service régulier de Communauto pour utiliser Auto-mobile, dont l’accès est gratuit (mais pas l’utilisation) et très simple.Les voitures se prennent « sans réservation » et le système fonctionne essentiellement sur la base de deux outils : Internet et la carte OPUS. Pour pouvoir emprunter une voiture, il faut soit la prendre directement sur la rue, soit en « bloquer » une en ligne (via un ordinateur ou un téléphone intelligent) et on a ensuite 30 minutes pour aller la récupérer. La voiture se débarre en passant sa carte OPUS, préalablement inscrite à son dossier, près du pare-brise. Si vous n’avez pas de carte OPUS, il faut vous en procurer une.communautoUne fois qu’on a repéré une Auto-mobile, on peut l’utiliser et la laisser ensuite à un autre endroit en ville. Cet endroit doit cependant faire partie de la zone définie par le service, laquelle regroupe les principaux quartiers centraux. Dans le cas de Limoilou, seuls le Vieux-Limoilou et une partie de Lairet sont admissibles. Si vous êtes considéré « hors zone », la voiture vous l’indiquera (c’est très bien fait !) et vous ne pourrez pas « fermer » le véhicule.

L’heure de vérité

Dans mon cas, donc, ce fut très simple. Étant déjà membre de Communauto, j’ai eu accès immédiatement à Auto-mobile ; j’avais même suggéré à l’entreprise de placer une de leurs premières voitures dans ma rue ! Et, comme de fait, il y en avait une à deux pas de la maison.Je l’ai débarrée avec ma carte OPUS et la clé était sous le contact (attachée avec une corde élastique). J’ai roulé jusque dans Saint-Sauveur, où et je me suis arrêté brièvement (une fonction permet d’arrêter le véhicule et de le « conserver » sans qu’un autre utilisateur puisse le prendre entre-temps). Je suis ensuite revenu dans Limoilou et j’ai pu laisser le véhicule devant la maison, dans une zone où il faut une vignette. J’ai finalement barré le véhicule en passant à nouveau ma carte OPUS à l’endroit indiqué. Communauto va me facturer à la fin du mois pour l’utilisation que j’en ai faite.Bilan ? Très facile d’utilisation et franchement bien pensé. La voiture, une Prius hybride, était agréable à conduire et elle ne faisait presque aucun bruit (toujours apprécié). Ce nouveau service complète bien celui déjà existant de Communauto, en plus de constituer un outil supplémentaire dans le cocktail des transports alternatifs. À Montréal où Auto-mobile est déjà bien implanté, le succès en dit beaucoup sur l’avenir d’une telle initiative.L’occasion est belle par ailleurs d’essayer ce nouveau service : pendant le premier mois, Communauto offre des rabais aux nouveaux membres alors que, pour les membres actuels, les 30 premières minutes d’utilisation sont gratuites. C’est dire que ma virée dans Saint-Sauveur ne m’aura rien coûté !Pour plus d’info : Auto-mobile.