Où est passée la ville verte modèle ?

Source : Le Soleil, François Bourque, 28 février 2015 Ramasser les ordures est moins glamour que bâtir des stades, des gratte-ciel ou des grands événements.Un sujet trivial, bon pour La petite vie, mais pas le plus gratifiant pour les carrières politiques.Déjà que l’environnement n’est plus autant dans l’air du temps. Cela explique peut-être la tiédeur de la ville de Québec sur la gestion des déchets.Le dernier incident en date, l’abandon des bacs et le retour aux sacs verts dans les quartiers centraux. (…)Québec ne vise plus à devenir une ville verte modèle. Elle se satisfait de suivre la parade, souvent un pas derrière. Sur les déchets, par exemple.En janvier 2010, le maire avait annoncé en grande pompe la collecte des restes de table. L’objectif était de rejoindre 75 % des portes avant 2015.Les résidus putrescibles allaient être traités dans une usine de biométhanisation, et les gaz produits feraient rouler des autobus, imaginait le maire.Cinq ans plus tard, rien. La Ville cherche encore la bonne technologie, et l’usine est reportée au mieux en 2020, rapporte le conseiller Steeve Verret. (…)Pour 70 % des portes visées, ça change peu, car ces citoyens utilisent déjà des sacs verts plutôt que des bacs. Le danger d’attirer davantage de vermine semble limité.Au total, on peut espérer des gains pour la qualité de vie.De militants verts craignent qu’il en résulte une baisse de la récupération des matières recyclables. C’est probable. La tentation sera grande de tout mettre dans le même sac vert plutôt que de trier. Sous cet angle, c’est un recul. Surtout qu’il coûte 18 fois plus cher pour incinérer les déchets que les envoyer au centre de tri. (…)[ Tout l’article. À lire aussi : Bienvenue à Détritusville. ]