Santé publique : mesures pour le nickel, mais pas pour les autres polluants

Source : Le Soleil, Annie Morin, 21 juillet 2015 (...) Le directeur de la santé publique de la Capitale-Nationale, le Dr François Desbiens, a réagi mardi à la diffusion, par le Journal de Québec, des conclusions tirées d'une copie de travail du prochain avis de santé publique sur la question du nickel. (...)En attendant, le Dr Desbiens confirme que «la diminution de la concentration de nickel dans l'air ambiant s'est poursuivie» jusqu'à la fin de l'année 2014, selon les données fournies par le ministère de l'Environnement. Conséquemment, « les problèmes de maladies chroniques ou de cancers ne sont pas plus préoccupants qu'ils ne l'étaient dans le premier avis », produit dans la foulée d'épisodes de poussière rouge en provenance du Port de Québec. (...)

Préoccupations

Celui-ci se dit davantage préoccupé par l'ensemble des polluants présents dans l'air des grandes villes, lesquels augmentent les risques de maladies chroniques. À Québec, ces polluants sont générés par les activités portuaires, certes, mais aussi par le trafic automobile, le chauffage au bois, les entreprises de toutes sortes et l'incinérateur, énumère le directeur de la santé publique. Il ajoute qu'il y a de fortes chances que la vallée de la rivière Saint-Charles concentre ces indésirables dans la basse ville. (...)L'Administration portuaire de Québec (APQ) a réagi positivement, mardi, aux constats du prochain avis public sur le nickel, qu'il a pu lire en primeur. Pour la porte-parole Marie-Andrée Blanchet, c'est la preuve que « les mesures de mitigation fonctionnent ». Le Port est aussi encouragé que le rapport identifie « d'autres sources de polluants ».Ces dernières années, l'APQ et son principal locataire, Arrimage Québec, ont investi environ 15 millions $ dans des stations d'échantillonnage et des canons à eau pour détecter et rabattre la poussière générée par les activités de transbordement.Véronique Lalande, porte-parole du groupe citoyen Vigilance Port de Québec, attend avec impatience le rapport de la DSP, qu'elle aurait bien voulu commenter elle aussi avant sa publication officielle. Déjà, elle se désole qu'il s'attarde à la concentration et aux effets du nickel, alors que les citoyens «veulent un portrait global de l'ensemble des effets à leur santé pour l'ensemble des produits qui sont transbordés et manutentionnés au port de Québec». (...)Le député de Beauport-Limoilou, Raymond Côté, a saisi la balle au bond pour dénoncer l'inaction des conservateurs dans le dossier de la pollution émanant du Port.« C'est une bonne chose que le directeur de santé publique étende son analyse à l'ensemble des particules en suspension dans l'air à Limoilou », a-t-il déclaré dans un communiqué. (...)[ Tout l'article. À lire aussi : Poussière rouge dans Limoilou : Contaminants « préoccupants ». ]