Autoroute Laurentienne : un débat mal engagé

Source : Le Devoir (Opinion), Étienne Grandmont et Alexandre Turgeon  - Respectivement directeur général d'Accès transports viables et directeur général du Conseil régional de l’environnement de la Capitale-National, 19 mai 2016

Le débat sur l’élargissement de l’autoroute Laurentienne au nord de l’autoroute Félix-Leclerc est mal engagé.

laurentienne-devoir(...) Depuis une soixantaine d’années, on construit les villes du Québec en s’appuyant sur le modèle autoroutier, avec les résultats que nous connaissons aujourd’hui : coûts d’entretien des infrastructures qui explosent, coûts associés à la congestion en forte croissance, augmentation des émissions de gaz à effet de serre, sans compter les effets, nombreux, sur la santé. Tous les outils de planification dont se sont dotées la Ville de Québec, l’Agglomération et la Communauté métropolitaine de Québec appellent pourtant à un changement de paradigme et pointent vers les mêmes solutions : il faut limiter l’étalement urbain, densifier, créer la ville des courtes distances et favoriser les transports collectifs et actifs.

Le vrai problème

L’autoroute Laurentienne coupe littéralement la ville en deux, avec pour effet de limiter le potentiel de développement de certains secteurs, notamment ceux situés au sud de la  rue Soumande. La Ville de Québec l’a par ailleurs identifiée depuis longtemps comme une section autoroutière devant être convertie en boulevard urbain. Et non seulement les terrains actuellement situés dans les emprises de cette autoroute présentent-ils un potentiel de construction résidentielle et commerciale élevée, mais le succès de l’écoquartier de la Pointe-aux-Lièvres et du pôle Fleur-de-Lys–ExpoCité dépend de cette conversion. (...)Pour une fois, osons des choix ancrés dans le XXIe siècle !Lire la suite : Autoroute Laurentienne : un débat mal engagé.En complément : Élargissement de Laurentienne : rencontre au sommet « productive ».À lire aussi : Laurentienne : des citoyens de Lairet veulent être consultés.