Deux photographes de Québec s’envolent pour Paris

Photo de Paris prise par Mathilde Crépin-Bournival, dans le cadre de son projet Regards.
Crédit photo : Mathilde Crépin-Bournival

En décembre dernier, ma collègue Laura Rancourt vous présentait une entrevue avec la photographe Maryse Cléro-Nobréga. Maryse s’est envolée le 18 avril pour Paris afin de poursuivre sa démarche People in my lens avec Mathilde Crépin-Bournival, qui a un projet tout aussi inspirant pour changer le monde.

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Parlez-moi de vos projets respectifs. Pourquoi Paris ?

maryseMaryse : « La deuxième édition de People in my lens se déroule à Paris puisque j’ai envie de contrer les médias négatifs. J’ai envie de présenter la vraie vie. Bien sûr, je veux savoir comment les gens vivent après les événements de 2015 [attentats au Bataclan et contre Charlie Hebdo], mais je veux aller plus loin. Je veux demander à des gens ce qu’ils souhaitent pour un monde meilleur. Nous avons tous une quête du bonheur. Je veux aller au cœur de l’être humain. Je veux avoir accès au cœur. Et surtout, je veux le partager au monde. On veut tous être heureux, aussi bien l’être ensemble ! J’ai une dizaine de rencontres prévues et j’espère en effectuer environ 50. »MathildeMathilde : « Regards a une petite longue histoire. Elle commence à Hawaii, l’année passée. J’avais déjà eu le déclic à propos du photojournalisme, je devais seulement trouver la bonne façon de pouvoir en faire ! C’est là-bas que l’idée de Portraits de la Vieille Capitale est née : faire voir le visage et l’histoire de femmes et d’hommes qui contribuent au dynamisme d’une ville. En voyageant, je me suis aussi rendu compte que de plus en plus de gens voyageaient… à travers leurs mobiles. Les rencontres se font énormément sur Internet, alors qu’il n’y a pas de meilleur endroit qu’une auberge de jeunesse pour créer des liens ! Par le passé, j’ai aussi eu l’occasion de me rendre d’un endroit à un autre, simplement grâce aux connexions que je faisais sur la route. Regards, c’est donc un mélange de tout ça : l’humain, une vision du monde, une vision propre à chaque personne, et une vision de la beauté… tout ça dans le but de savoir jusqu’où on peut aller dans le monde grâce aux rencontres, et pour rendre le monde un peu plus humain ! Ma première rencontre est avec Maryse, puisque c’est elle qui m’amène à Paris. Pour le reste, je n’ai pas de plan précis. »

Quel est votre lien ?

Maryse : « Nous nous sommes rencontrées ici, à La Souche. J’allais mettre une annonce pour trouver une personne pour m’accompagner. Une personne qui aurait ses propres projets. Nous allons découvrir et allier les forces de chacune. Nous allons pouvoir filmer l’autre pendant les entrevues. Nous allons représenter Québec à l’étranger. Lorsque les gens connaissent déjà Québec, je dis que j’habite à Limoilou. Donc on peut dire que nous allons représenter Limoilou ! »Mathilde : « Nous n’étions pas au même stade dans notre organisation. Nous partageons l’hébergement et nous avons acheté nos billets ensemble. Pour le reste, c’est chacune pour soi. C’était plus simple pour notre première expérience ensemble. »

Comment peut-on vous aider ?

Maryse : « En nous donnant des idées de gens à rencontrer. Suivez-nous sur les réseaux sociaux. »Mathilde : « Oui, suivez-nous. Interagissez avec nous. Nous serons à Paris jusqu’au 28 avril. »Cliquer pour en savoir plus sur le projet People in my lens et sur Maryse Cléro-Nobréga.Cliquer pour en savoir plus sur le projet Regards de Mathilde Crépin-Bournival. À lire aussi : Notre précédente entrevue avec Maryse Cléro-Nobréga.