Ex-caserne : nouveau propriétaire, vocation à définir

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L’ancienne caserne de la 5e Rue. 24 août 2016.

C’est confirmé : Méribec Gestion Immobilière acquerra l’immeuble qui abritait L’Autre Caserne, déserté depuis 2004, afin de lui donner une nouvelle vocation.

L’entente relative à la vente du lot 1 569 187 sur la 5e Rue, au coût de 475 000 $ — bien en deçà de l’évaluation municipale —, a été approuvée lundi au conseil municipal de la Ville de Québec. La nouvelle chef officielle de l’opposition, Anne Guérette, n’a toutefois pas manqué de manifester sa déception à la suite de l’échec du projet anticipé de la « Caserne des tout-petits ». Le maire Labeaume et la présidente de la Commission d’urbanisme Julie Lemieux se sont portés à la défense de la conseillère du district de LimoilouSuzanne Verreault, pour son engagement dans ce dossier depuis 2010.Rappelons qu’en septembre dernier, deux autres soumissionnaires avaient été retenus à la clôture de l’appel d’offres de la Ville, soit Guy Baribeau/Karen Castonguay et Gestion immobilière JSG.

Déjà présent dans les quartiers centraux

Méribec gère, construit et revitalise des bâtiments à Québec et Lévis. Du côté de Saint-Roch, l’entreprise loue notamment des espaces de travail pour des entreprises en démarrage : il s’agit du Cube Dorchester et du Cube Saint-Joseph, objet de cet article dans Monsaintroch.com.Puisque la rumeur de l’acquisition par Méribec circulait déjà depuis un certain temps, nous avons joint au téléphone il y a quelques jours son directeur général. Sylvain St-Jean préférait alors finaliser l’achat de l’immeuble avant d’en rendre publics les détails de sa remise en valeur, laquelle inclut l’obligation de conserver la façade. « Ce type de projet est en lien direct avec notre stratégie d’affaires dont un des axes est le « recyclage » de propriétés pour en faire des projets rentables et qui cadrent dans leurs milieux », a poursuivi le directeur par courriel.

Nous sommes bien conscients du caractère historique et architectural particulier de la caserne numéro 5 et de l’aspect communautaire exceptionnel de son environnement », reconnaît M. St-Jean, qui cite la maison Krieghoff dans Montcalm en exemple du travail accompli par Méribec. « Nous avons proposé notre projet à la Ville tout en étant convaincus que si nous le mettons en branle, ce dossier sera enfin clos à la satisfaction du milieu et aussi à l’avantage du développement du quartier. Pour le moment, nous sommes à l’étape de faire les vérifications et analyses techniques habituelles. »

Quant à la vocation qui attend l’ancienne caserne, elle sera dévoilée en temps et lieu. Pour l’heure, Sylvain St-Jean préfère garder un devoir de réserve.

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