Jacques St-Pierre, un promoteur qui ne tient pas ses promesses

Source : Radio-Canada (Québec), 9 février 2016 

À Québec, un promoteur immobilier en faillite utilise un système de prête-nom pour rester en affaires. Jacques St-Pierre a demandé des acomptes à ses clients et ne les a pas remboursés quand son dernier projet est tombé à l'eau.

Michel Pelletier et Claudette Vallerand ont travaillé dur toute leur vie à l'entretien ménager d'un hôpital de Québec. À la retraite, ils décident d'acheter un condo dans un projet réalisé par le Groupe Condos Lov. Le promoteur Jacques St-Pierre leur demande 35 000 $ d'acompte.Une vingtaine d'unités devaient être construites pour l'automne 2014 dans le  quartier Limoilou, à Québec, sur un terrain occupé par un vendeur de véhicules d'occasion. Mais rien ne sera bâti. (...)

Des clients réalistes et une enquête policière

« J'ai toujours l'intention de récupérer mon argent, de porter plainte devant la justice et de ne pas laisser aller les affaires », soutient  Laurent Séguin [autre acheteur].« Quand tu as travaillé toute ta vie pour l'avoir, cet argent-là [...] c'est dur à accepter », reconnaît pour sa part Michel Pelletier. « Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse ? On n'a pas le choix : il faut continuer à vivre. »Une enquête criminelle a été ouverte par les policiers de Québec. Plusieurs témoins ont été interrogés, mais après plus d'un an, aucune accusation n'a encore été portée contre Jacques St-Pierre.Tout l'article (reportage à La Facture, ce soir). À lire aussi : Limoilou : retards dans le projet de condos Lov. ]