La météo a le dos large

Tempête, 3e Avenue
3e Avenue. 2 mars 2016.
Source : Le Soleil, François Bourque, 4 mars 2016

CHRONIQUE / Oui, il y a eu la météo. Pendant deux semaines, Québec s’est retrouvée coincée sur « l’autoroute des dépressions ». Un long carambolage où neige, verglas, grésil, pluie et gel se sont télescopés sans ménagement.

Il en a résulté d’importants retards de déneigement. Je ne me souviens pas avoir vu les rues de Québec aussi embourbées depuis la « tempête du siècle » de 1971. Pas même lors des 558 centimètres record de l’hiver 2008.La météo n’est cependant pas la seule explication. Les retards de déneigement sont aussi la conséquence de choix de gestion et d’urbanisation qui ont rendu la ville plus vulnérable aux épisodes de météo extrême. (…)

Coincée sur l’autoroute des dépressions

Ç’a commencé de façon anodine le soir du 15 février. Quelques centimètres de neige pendant la nuit, suivis d’un premier épisode de verglas et de pluie. On ne se doutait pas alors de la déferlante qui allait suivre.La Ville a tenu le coup un moment, tant bien que mal. Souvent mal, mais c’est seulement 10 jours plus tard qu’elle a perdu le contrôle.C’est arrivé dans la nuit du 25 au 26 février lorsque le mercure a chuté à – 14 °C après deux jours de neige, de verglas et de pluie.La Ville n’a pas eu le temps de ramasser la quarantaine de centimètres de sloche avant que le ciment prenne.Ensuite, c’était trop tard. (…)Lire la suite : La météo a le dos large.À lire aussi : Limoilou au fil des saisons (168) : bref rappel des « tempêtes du bon vieux temps » (par Jean Cazes).