La semaine de relâche à La Maison des Petites Lucioles

Les enfants de La Maison des Petites Lucioles jouent à la pâte à modeler avec les éducatrices.
Crédits photos : courtoisie

J’étais curieuse de voir comment s’articule la semaine de relâche à La Maison des Petites Lucioles, un organisme communautaire de Limoilou. Je l’ai visité avec Marie-Ève Morissette, directrice des services aux familles.

L’organisme offre des services de répit aux enfants âgés de 12 ans et moins. Ou, comme le dit Marie-Ève Morissette, « notre but est de leur faire passer la plus belle journée de leur vie ». Ces enfants vivent des problématiques variées, comme des déficiences intellectuelles et physiques. Les services offerts sont personnalisés en fonction des enfants.

Notre service de répit est 24/7, toute l’année, même lorsqu’il y a une tempête. Cette semaine, nous étions complets. Nous avions un peu moins d’enfants que prévu mercredi [dernier]. »

Un enfant de La Maison des Petites Lucioles est photographié avec un papillon lors d'une sortie Papillons en fêteLa Maison des Petites Lucioles porte bien son nom : on s’y sent comme à la maison ! J’ai été charmée dès les premières minutes. Tous semblent heureux. Quelques courageux se préparent pour aller jouer dehors. D’autres sont au salon et font des activités diversifiées. Au cours de la semaine, les petites lucioles ont vu des papillons en liberté, ont cuisiné, ont fait du zumba, sont devenus mannequin d’un jour, ont joué dans la neige, sont allées à la piscine…

Les enfants sont tellement heureux à la piscine. Il y a un enfant qui réussit à marcher lorsqu’il est supporté par l’eau. C’est beau ! »

En plus d’être un service de répit, l’organisme est la maison de cinq enfants issus de communautés cries, qui vivent loin de leur famille afin d’être près des services. Les parents, très impliqués dans la vie de leur enfant, doivent faire le choix déchirant de les voir quelques fois par année.

Il n’y a pas de services adaptés dans les communautés. Ici, ils peuvent fréquenter des écoles spécialisées et obtenir des services médicaux et de réadaptation. Les communautés paient les frais de transport pour que parents et enfants soient réunis quelques fois par année. »

Bonheur contagieux

Après avoir visité les installations, je me suis assise avec des enfants et des éducatrices. J’ai demandé à l’une d’elles, Marilyn Guay, ce qui l’amène à travailler ici depuis plusieurs années.

Travailler ici me permet de m’émerveiller au quotidien. Ici, les émotions sont à l’état pur. Le bonheur, c’est du vrai bonheur. La peine, c’est de la vraie peine. L’amour, c’est du vrai amour. Tout est vrai. C’est de l’amour. Je suis certaine que mes yeux brillent quand je dis ça ! »

Je confirme : ses yeux brillaient !Sur le chemin pour retourner chez moi, je me suis arrêtée au Café Resto Les Colocs Maizerets, qui donne 1 % de ses ventes de sous-marins et de prêt-à-manger à La Maison des Petites Lucioles via le Mouvement RAIZE. J’ai demandé à Martin Côté, chef et copropriétaire, de me dire pourquoi le restaurant s’implique auprès des petites lucioles.

Nous nous impliquons dans des causes qui touchent les enfants. Pour la succursale Maizerets, nous avons choisi La Maison des Petites Lucioles. Pour la succursale de la 3e Avenue, nous donnons au Centre de pédiatrie sociale de Québec. »

Je termine en vous faisant une confidence : j’avais peur de visiter La Maison des Petites Lucioles. J’avais peur d’être triste, d’être trop empathique. Ma crainte n’était pas fondée. La Maison des Petites Lucioles est un milieu de vie très dynamique et positif. Les éducatrices sont douces et patientes. Ça doit être très rassurant pour les parents de confier ce qu’ils ont de plus précieux à une ressource si merveilleuse.Il est possible de visiter La Maison des Petites Lucioles sur rendez-vous.

La Maison des Petites Lucioles1805, avenue de la Ronde418 527-6096 ext. 227