Primeur – Nouveau propriétaire pour Voiles Saintonge

Voiles Saintonge
Voiles Saintonge, 7 juin 2016­.

L’immeuble abritant l’unique entreprise de la région spécialisée dans la réparation et la vente de voiles de bateaux étant sur le point d’être vendu, l’heure d’une retraite prématurée a sonné pour ses trois propriétaires actuels.

Voiles Saintonge« On est toujours en pleine forme !», tient à rassurer d’entrée de jeu Jean Saintonge, de Voiles Saintonge, entreprise familiale de la 3e Avenue qu’il a fondée en 1979 dans le Vieux-Québec avec sa conjointe, Monique Cloutier et son beau-frère,  Christian Cloutier.

Plus de 30 ans dans le Vieux-Limoilou

Aux dires du copropriétaire qui nous a d’abord raconté son parcours avec enthousiasme, le métier singulier et apprécié des plaisanciers qu’il a exercé  « est arrivé pas mal par hasard ».

J’avais déjà construit quatre petit bateaux en ayant une base en dessin technique », raconte l’ancien marin de la garde côtière. « En suivant des cours à l’Institut maritime – alors à Québec, un professeur m’a offert de confectionner une voile : il a été très satisfait du résultat, même si je l’ai fait d’abord pour m’amuser ! Puis j’ai obtenu un premier contrat pour un “53 pieds”. Le bouche à oreilles a suivi. […] »

Après avoir démarré Voiles Saintonge sur la rue du Petit-Champlain, Jean Saintonge a dû « gérer l’abondance » à l’approche de 1984, année de la fameuse Transat Québec-Saint-Malo

On manquait d’espace ! Comme la Ville gérait un programme de relocalisation d’entreprises, nous avons visité des locaux, dont celui-ci qu’occupait auparavant la poissonnerie Pêcheries Saint-Laurent. Nous n’étions pas loin du Vieux-Port, on s’y est installés l’année suivante. […] »

Voiles SaintongeComptant aujourd’hui cinq employés dans l’immeuble du 201 3e Avenue, l’entreprise fabrique des voiles dans un vaste atelier à l’arrière d’une boutique de vente d’accessoires de bateaux, « surtout de sport et les dériveurs ». On y retrouve aussi à l’étage la coupe pour la réparation des voiles. « On couvre à peu près à parts égales le marché de Québec – Saguenay – Bas-du-Fleuve, et celui de la région de Montréal », précise Jean Saintonge, toujours fort occupé, au moment de l’entrevue, à répondre avec sourire à ses fidèles clients.

Une offre impromptue

« Nous aurions pu continuer quelques saisons : la retraite cette année n’était vraiment pas au programme ! », insiste Jean Saintonge qui a répondu positivement à une offre d’achat pour son immeuble il y a à peine six semaines. « On a fait évaluer l’édifice qu’il voulait acquérir rapidement », enchaîne-t-il, préférant pour l’instant taire l’identité de l’acheteur « qui a beaucoup investi dans le quartier ». L’intention première de l’acheteur est d’offrir en location l’atelier, les bureaux à l’étage et le commerce, « donc trois baux ».Pour le commerce, Jean Saintonge a déjà reçu trois propositions d’achat dont une engagerait un bail à court terme en sauvegardant la vocation actuelle de Voiles Saintonge.

Ça reste à confirmer, car ça va très vite ! L’entreprise devrait poursuivre ses opérations jusqu’à la fin de l’été avec un nouveau propriétaire, et peut-être sous un autre nom», avance Jean Saintonge, visiblement très serein et fier du devoir accompli à l’aube de sa retraite « surprise ».

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Voiles Saintonge
L’atelier, 7 juin 2016.

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