Revengeance des duchesses 2016 : Limoilou dans les lunettes d’Annie Fournier

Duchesse_2016_groupe_web
Crédit photo : François Mercier

Lors de la dernière édition de la Revengeance des duchesses, le quartier Limoilou a remporté, pour une première fois historique, la prestigieuse couronne du Off-Carnaval. Pour la septième édition de l’événement, c’est la Limouloise d’origine Annie Fournier qui prend le relais de la reine sortante.

Trente-quatre (34) ans, maman de deux enfants, étudiante en communication et relation publique, la nouvelle duchesse de Limoilou a plus d’un tour dans son sac. Après des voyages culturels qui l’ont menée jusqu’en Corée du Sud, Annie a étudié en musique et en chant classique et populaire. De fil en aiguille, entre Québec et Montréal, la comédie musicale et le théâtre pour enfants se sont glissés dans son horaire.

Après cinq ans de théâtre pour enfants à Lévis, je suis maintenant avec la Troupe Minute, qui se spécialise en théâtre d’horreur. Après avoir travaillé longtemps dans les bars, j’ai changé récemment de cap pour prendre un beat qui fonctionne mieux avec la vie de famille. »

Née dans la paroisse de Saint-Albert-le-Grand (Lairet), Annie ne s’est jamais résolue à quitter le quartier auquel elle est si attachée. Comme plusieurs résidents qui fréquentent les environs de la 3e Avenue, la nouvelle duchesse de la Revengeance voit Limoilou comme un foyer parfait pour sa famille, où ses propres souvenirs d’enfance parcourent encore les rues.

J’ai essayé six mois à Montréal et je n’étais pas capable. C’était trop gros pour moi. On dit souvent que Québec, c’est village. Ben oui! Moi je m’assume ; je suis bien ici. Limoilou, c’est un beau vieux quartier kitch, et j’aime ça. »

Duchesse de LimoilouAnnie Fournier suit les périples de la Revengeance depuis 2011, alors qu’Izabelle Houde était la fière représentante du quartier. Depuis, elle adhère au concept de tout cœur : une communauté de duchesses où les qualités de son voisinage, plutôt que son visage, sont mises à l’avant-plan ; un aspect qui manque cruellement au Carnaval, selon elle. Avec sa vie de famille et d’étudiante à distance, la duchesse de Limoilou compte miser davantage sur le contenu du blogue que sur sa présence de terrain. Ses quatre premiers billets sont d’ailleurs déjà prêts à être publiés. Ce qui l’allume ? Le talent et la créativité des gens du quartier !

L’apport culturel et créatif de Limoilou pour la ville de Québec est énorme. Là où j’ai rencontré le plus de talent brut, c’est ici. Que je pense à mon ami Bertrand Lemoyne qui fait de l’excellente musique, ou à ma voisine qui peint merveilleusement bien, tu rencontres ici des gens qui ont un talent à l’état sauvage. Ces gens-là, j’essaie d’aller les chercher et de leur donner une tribune.  C’est ça le rôle de la duchesse de la Revengeance, je pense. Ça devrait être ça le Carnaval : un reflet du peuple ! »

La Revengeance des duchesses lancera officiellement sa septième édition ce jeudi, en formule 5 à 7, au Cercle. Le grand public y est convié afin d’assister à la présentation (toujours atypique et surprenante) des huit personnalités qui feront revivre, sur le Web, une compétition amicale interquartier qui se poursuivra jusqu’au 12 février, date du couronnement.C’est d’ailleurs Limoilou, où siège actuellement la couronne, qui accueillera cet événement culminant, sous le toit festif du Bal du Lézard. Tous les yeux sont maintenant tournés vers Annie Fournier, qui confirme le talent surprenant de sa cohorte, tout en soulignant la complicité qui règne entre les duchesses colorées du Off-Carnaval. « On s’aime déjà beaucoup et ce n’est même pas commencé ! J’ai hâte que ça démarre ! » Il faudra suivre avec attention les publications d’Annie pour voir la faune limouloise à travers ses lunettes de super-maman duchesse, fan de science-fiction, de musique et de théâtre ! Ça promet !

À retenir

Site officiel de la Revengeance des duchessesLancement de la septième édition de la Revengeance des duchesses : 28 janvier au CercleVernissage de l’Exposition de Crazy-Carpet : 30 janvier au Musée national des beaux-arts