Un projet de bibliothèque d’outils dans les cartons de La Patente

atelier-la-patente-ebenisterieUne bibliothèque d’outils de construction, accessible sur abonnement : voilà le projet que caresse l’équipe de La Patente. Le modèle, inspiré de La Remise, à Montréal, pourrait être exportable dans la Capitale. Et, pour s’en assurer, la coopérative – aux côtés de Votepour.ca – lance aujourd’hui un large coup de sonde.

Il faut dire que, pour la majorité des gens, les outils servent peu. « En fait, on utilise en moyenne 20 minutes par année notre perceuse. Peut-être vaut-il mieux avoir une perceuse qui sert à tous les trois jours, plutôt que 60 qui servent une fois par an! », lance Maxence Joseph, directeur général de La Patente. L’idée d’une mise en commun de ces outils vise donc à mieux rentabiliser ceux-ci, autant qu’à les rendre plus accessibles :

Pour l’instant, deux options s’offrent à la population : d’abord, acheter un outil, sachant qu’il risque de coûter cher, et de servir peu; sinon, louer cet outil, ce qui revient également assez cher, dans la mesure où le coût de location pourra se situer jusqu’à 50% du coût d’acquisition! Résultat? Il n’existe pas d’option économiquement viable pour quelqu’un qui fait des travaux de manière ponctuelle », poursuit-il.

Le financement du projet serait réalisé en partie par la Ville de Québec, dans le cadre de ses programmes de développement économique – La Patente compte ainsi déposer son dossier le 3 octobre prochain. Afin de compléter le montage financier, une campagne de sociofinancement est également prévue.

Un modèle exportable?

la-patente-atelier-recup-retro-elodie-rozoyPour mettre en place ce modèle, La Patente s’est inspirée du fonctionnement de La Remise, à Montréal. Selon M. Joseph, le concept – qui regroupe près de 850 membres dans la Métropole – pourrait être exportable à Québec. Question d’en être certaine, l’équipe de la coopérative a commencé à sonder le terrain.

Au moment où l’on se parle, on a déjà commencé à chercher des partenaires, à sonder des réseaux d’intérêts, des communautés, des gestionnaires d’immeubles, qui sont déjà appelés à faire de la construction chez eux et qui pourraient être intéressés à avoir accès à des outils de façon plus économique. »

Question de joindre plus largement la population, La Patente s’est également associée à Votepour.ca afin de mener, du 1er au 25 septembre 2016, un large coup de sonde, tout particulièrement dans les quartiers centraux de la Capitale.

On veut aller mesurer l’idée de la proximité, voir à quel point les gens seraient intéressés à avoir accès à une bibliothèque d’outils de ce genre, et dans quelle mesure ils seraient ouverts à se déplacer pour aller les chercher », explique Marc Jeannotte, de Votepour.ca.

L’enquête est d’ailleurs disponible en ligne, à votepour.ca/patente et le questionnaire peut être complété dès maintenant.