Le frigo-partage de Soupe et Cie est là pour rester

15578673_1350545738342652_5130949081245914171_n
Photos courtoisie : Soupe et Cie

Après avoir soulevé les passions sur les médias sociaux et traditionnels, le frigo-partage proposé par Soupe et Cie pourra demeurer en place. Le MAPAQ, qui avait lancé une enquête à la suite d’une plainte liée à la salubrité de cette installation destinée aux démunis, s’en tient au statu quo alors qu’aucune réglementation spécifique n’encadre le don d’aliments.

À Radio-Canada, où on en rapporte le fin mot de cette histoire qui tourne depuis quelques jours, le porte-parole du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) précise que dans une telle situation de don de nourriture, le rôle du Ministère consiste à accompagner les entreprises ou organismes dans leurs démarches afin de s’assurer de la salubrité des aliments. Aussi l’enquête menée aura-t-elle permis de vérifier si l’équipement – et son usage – était conforme aux exigences, dans le contexte où aucun permis n’est requis.

En l’occurrence, on ne mentionne pas si des problèmes ont été relevés à l’issue de l’inspection mais, chose certaine, en l’absence de règlement concernant le don alimentaire, aucune amende ne peut être imposée par le MAPAQ.

En place depuis décembre dernier devant Soupe et Cie (522, 3e Avenue), le frigo-partage semble donc là pour rester. L’objectif de l’initiative, rappelons-le, était de permettre aux clients qui ne finissent pas leur assiette d’y laisser leurs restes, dans un contenant daté, à l’intention des gens dans le besoin.

Mobilisation citoyenne

15622775_1350545725009320_5274749064147680433_nLa nouvelle aura de quoi satisfaire les quelque 1500 signataires de la pétition née dans la foulée de l’enquête lancée par le MAPAQ. Mardi, le sort incertain du frigo-partage avait mené des citoyens à se mobiliser afin de manifester leur appui à l’initiative du restaurateur François Bouchard.

Je trouve que c’est une manière simple de répondre à un besoin », confiait alors l’initiatrice de la pétition, Julie Moffet, à Monlimoilou.

Ce besoin, poursuivait-elle, renvoie à la fois à des principes environnementaux – combattre le gaspillage alimentaire, réduire à la source les matières résiduelles – et à des valeurs de solidarité. Cela, bien des endroits dans le monde l’ont compris en proposant des initiatives semblables au frigo-partage – celui-ci étant d’ailleurs inspiré de celles-là –, mais le modèle demeure encore peu répandu au Québec. Pourtant, pour Julie Moffet, c’est là un complément intéressant aux ressources déjà disponibles, comme les banques alimentaires.

Plusieurs étaient, de toute évidence, du même avis. L’objectif de départ de la pétition – 400 signatures – a été atteint en un peu moins de 10 heures. Le second objectif – 1000 signatures – a été dépassé en moins de 24 heures. Au moment d’apprendre que le frigo-partage avait gagné son pari, le nombre dépassait les 1500 signatures.

(Avec la collaboration de Viviane Asselin)