Claude Moreau, candidat du Parti marxiste-léniniste du Québec dans Jean-Lesage | 22 septembre 2018 | Article par Baptiste Piguet

Claude Moreau, candidat du Parti marxiste-léniniste du Québec dans Jean-Lesage

Crédit photo: Jean Cazes

Claude Moreau, candidat du Parti marxiste-léniniste du Québec dans Jean-Lesage

En vue des élections provinciales 2018, nous rencontrons les candidat.e.s de Jean-Lesage pour connaître leurs motivations, leur vision et leurs priorités sur des enjeux de la circonscription. Sous la forme d’un questionnaire électoral – le même pour tou.te.s  –, voici les réponses de Claude Moreau, candidat pour le Parti marxiste-léniniste du Québec (PMLQ).

Pour faire connaissance

Claude Moreau travaille depuis 45 ans à l’hôpital Saint-François-d’Assise comme mécanicien de machinerie fixe, milieu de travail au sein duquel il a mené plusieurs luttes. Il se présente pour le PMLQ.

Quel est votre lien avec Jean-Lesage?

J’y ai étudié, je demeure ici et j’ai élevé mes enfants ici.

Pourquoi avoir choisi de vous engager pour le PMLQ ?

Je suis un ouvrier et c’est le parti de la classe ouvrière. Ce n’est pas un parti électoraliste : notre but est d’aider les gens à se politiser. Ce parti représente mes intérêts en tant que travailleur.

Quelle est votre vision du rôle de député ?

C’est un délégué. Un groupe d’électeurs lui donnent un mandat et il doit défendre ce mandat. Il doit rendre des comptes, pas une fois aux quatre ans mais régulièrement. Il faut des mécanismes de contrôle, c’est le peuple qui doit être souverain et qui doit prendre les décisions.

Quel dossier jugez-vous prioritaire pour Jean-Lesage, celui auquel vous vous attaquerez en premier ?

La détresse du personnel soignant ! À cause des coupures, la qualité des soins a baissé et les soins ne répondent plus aux besoins. C’est très déshumanisant pour le personnel de ne pas pouvoir donner les soins qu’il voudrait donner. Il n’y a plus de médecins dans les CHSLD, les résidents sont envoyés à l’urgence alors que la plupart des problèmes pourraient être réglés par un médecin. C’est la conséquence de la réforme Barrette.

Enjeux locaux

Quelle est votre vision pour le développement économique dans Jean-Lesage ?

Il faut une nouvelle direction économique et un investissement massif dans les programmes sociaux. Il faut mettre fin au vol des pensions, comme à la White Birch, mettre fin au pillage des caisses de retraite ou d’assurances, et assurer la sécurité financière pour tous les retraités. À Québec, il y a des milliers de femmes retraitées qui touchent des pensions insuffisantes et qui sont en situation de pauvreté.

Quelle est votre vision pour la politique de transport à Québec ?

Il ne faut pas laisser cette question aux mains d’intérêts privés. Cette question touche tout notre environnement de vie : l’urbanisme, l’éducation, la santé… Il faut un transport public. Si des intérêts privés le gèrent, on se retrouvera dans quelques années avec exactement les mêmes problèmes. C’est la population qui doit être le décideur.

Quelle est votre vision pour le développement social dans Jean-Lesage ?

Les loyers sont trop chers et les gens ne gagnent pas assez. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’il n’est pas possible d’améliorer la question du logement.

Quelle est votre position sur le dossier de la qualité de l’air dans Jean-Lesage ?

Dans la Basse-Ville, à Limoilou, les vents dominants maintiennent la pollution ici. On sait d’où vient cette pollution : le port, l’incinérateur… C’est moi qui change les filtres à l’hôpital, je vois bien le résultat. Il y a aussi la légionellose, qui vient de tours d’eau mal entretenues. Tout ça affecte la qualité de l’air. Dans ce dossier, le droit du peuple doit prévaloir sur les droits des monopoles et, ici, l’État n’est pas du bon bord.

Le mot de la fin

Le PMLQ est élu à l’Assemblée, quelle est la première chose que fait votre parti ?

Arrêter  le financement public des partis politiques et créer les conditions pour que tous les membres du corps politique puissent participer au processus électoral et politique, indépendamment de leurs capacités financières ou de leurs liens avec un parti. En avant avec le renouveau démocratique !

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Cela clôt notre série sur les candidat.e.s de Jean-Lesage. À noter que les candidats du Parti vert et du Parti autonomiste n’ont pas donné suite à nos invitations répétées, et que nous n’avons pas été en mesure de joindre le candidat du Parti nul.