Eliot et Amandine se lancent en affaires | 15 juin 2018 | Article par Viviane Asselin

Eliot et Amandine trinquent à leur nouvelle entreprise.

Crédit photo: Viviane Asselin

Eliot et Amandine se lancent en affaires

Amandine, 8 ans, et Eliot, 10 ans – bientôt 11 ! –, s’apprêtent à vivre un été pas ordinaire. Dès la fin des classes, ils ouvriront leur première entreprise familiale sur la 3e Avenue : un kiosque de jus auxquels, si les affaires vont bien, pourraient s’ajouter d’autres produits au fil des semaines. Leurs cartes d’affaires sont déjà pensées.

Eliot rêve d’aller à Paris pour rencontrer son youtubeur préféré. « Comment tu l’épelles ? » « S-q-u-e-e-z-i-e », énumère lentement le jeune entrepreneur. « Et qu’est-ce qu’il fait, Squeezie ? » « Il joue à des jeux vidéo », m’apprend-il.

Lorsqu’Eliot a parlé de son rêve à sa mère Amélie, celle-ci lui a fait comprendre que son projet avait un coût. « L’argent, ça ne pousse pas dans les arbres. » Mais l’occasion était belle, justement, d’amener son fils à prendre conscience de cette réalité. Lui qui avait déjà émis l’idée d’avoir son propre restaurant un jour, pourquoi ne pas mettre ce plan à exécution, pour ramasser ses sous ?

Eliot a d’autant plus apprécié l’idée qu’il ne voulait pas aller au camp cet été. Sa sœur Amandine non plus, d’ailleurs. « Moi, je veux aller au Japon, parce que j’aime les sushis ! » dira-t-elle de ses propres visées avec ce projet. Même leur mère y trouve son compte : « C’est l’occasion d’être avec eux, c’est un plaisir ! »

D’élèves à entrepreneurs

Dès qu’ils auront tourné la page sur leur 2e et 5e année à la Grande-Hermine, Amandine et Eliot installeront donc leur kiosque de jus devant le commerce de leur mère sur la 3e Avenue – Amélie est propriétaire du salon Le Peignoir – Cabinet de curiosités. Le grand frère s’occupera de préparer les limonades, jus de fruits, eaux fruitées et popsicles, que la petite sœur servira à la clientèle. « Ça va leur permettre d’apprendre la gestion, l’autonomie, les mathématiques, et de s’ouvrir aux gens, de faire affaire avec le public », évalue la femme d’affaires.

L’offre pourrait bien se diversifier au fil de la saison : savons naturels (fabriqués par Amélie), porte-verres flottants, et qui sait encore. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils ont baptisé leur entreprise « , » [virgule]. « On sait qu’il va y avoir plein de choses, mais on sait jamais ce qui va arriver », explique Amandine. Même les rangs du personnel pourraient grossir : il y a notamment Samuel, un ami de 4 ans et demi, qui a montré de l’intérêt à donner un coup de main.

Petits entrepreneurs deviendront grands

Cette liberté, Amélie y tient : « C’est un projet-pilote. On tente une expérience. » Si ça ne leur plaît plus en cours de route, ils auront au moins essayé et grandi à travers cette aventure : c’est aussi ce message qu’elle veut inculquer à ses enfants. Mais celle qui n’a pas hésité une seconde à leur proposer cette idée n’est pas inquiète : « Je les sens mûrs pour faire ça. Ils sont présents, invitants… »

De toute évidence : après une heure à faire connaissance autour d’un goûter qu’ils avaient préparé, Amandine m’invitait à rester à souper.

« , »
Devant le 1157, 3e Avenue (salon Le Peignoir)
Ouvert les lundi, mardi, jeudi et vendredi,
de 10h à 14h, dès la fin des classes (horaire sujet à changement)