La Bécane à Café part en campagne | 7 mai 2018 | Article par Viviane Asselin

Le succès de la Bécane à Bouffe – une invention de son cru – conduit Kathleen Roy à se lancer dans l’aventure de la Bécane à Café.

Crédit photo: Bécane à Bouffe

La Bécane à Café part en campagne

Deux ans après sa création, la Bécane à Bouffe revient avec un nouveau projet : la Bécane à Café, un service de café mobile opéré en triporteur. Mais un triporteur nouveau genre, dont le coup de pédales permet de moudre les grains afin d’offrir un produit frais d’une manière écologique. L’idée dépend toutefois en partie de la campagne de financement participatif menée jusqu’au 2 juin sur La Ruche, dont l’objectif est de 10 000 $.

Au guidon de sa Bécane à Bouffe, Kathleen Roy fait la tournée des événements de la Basse-Ville depuis deux étés, gagnant l’estomac des citoyens un sandwich tempeh BBQ à la fois. C’est le seul mets au menu, mais les clients en redemandent. Au seuil d’une saison qui s’annonce tout aussi occupée, la Limouloise en est la première étonnée : « Dans ma tête, je pensais que ça durerait un an. »

Mais non. Même que ça lui a donné une autre idée, à Kathleen : « J’ai observé l’absence d’offre pour du bon café lors des événements que j’ai faits avec la Bécane à Bouffe. » Un constat similaire à celui posé quelques années plus tôt — l’absence de diversité alimentaire sur les sites d’événements —, dont la suite de l’histoire semble de bon augure pour ce nouveau projet qui germe depuis l’automne.

Coup de foudre pour le Velopresso

C’est à la faveur d’un voyage à Londres que l’idée de la Bécane à Café deviendra résolument concrète. Celle qui s’imaginait inventer une autre bécane, cette fois adaptée au service de café, revient de la capitale anglaise avec un coup de foudre pour le Velopresso. « Ça ne pouvait pas être mieux que ça » : un vélo-triporteur sans moteur conçu par deux ingénieurs londoniens, dont la technologie est mise au service de la qualité du produit et de l’environnement afin d’offrir un café moulu à la puissance de la pédale.

« Les gars, super fins, ont accepté de me vendre le démo à 6000 $ de moins », se réjouit Kathleen. Mais l’investissement demeure imposant : quelque 36 000 $ pour l’ensemble du projet, dont la majeure partie est absorbée par l’achat du Velopresso et d’un camion-remorque.

Un camion-remorque ? Oui : d’une part, pour faire office d’entreposage ; d’autre part, afin d’assurer le transport de la Bécane à Café pour le service aux entreprises en saison hivernale et les événements longue distance, explique l’entrepreneure. Car, contrairement à la Bécane à Bouffe, on souhaite offrir du café à l’année — et pas n’importe lequel, par ailleurs : un mélange exclusif de café bio et équitable conçu par La p’tite Brûlerie de Deschambault.

Objectif : 10 000 $

Bref, tous les éléments du projet sont en place, mais le financement déterminera en partie la suite des choses. La Bécane à Café fait ainsi l’objet d’une campagne sur La Ruche ; si, au 2 juin, l’objectif de 10 000 $ est atteint, la Caisse Desjardins autorisera un prêt d’égale valeur pour la réalisation du projet. Au moment d’écrire ces lignes, les contributions s’élevaient à 28% de la somme visée.

En affaires avec son copain Nicholas Jenkins, Kathleen projette de servir ses premiers cafés à l’été, tout en poursuivant l’aventure de la Bécane à Bouffe.

Pour contribuer à la campagne sur La Ruche : la Bécane à Café. Pour plus d’info : la Bécane à Bouffe.