Me Jocelyn Vallerand : 38 ans de dévouement soulignés au Relais d’Espérance | 8 septembre 2018 | Article par Jean Cazes

André Drolet (député sortant de Jean-Lesage), Jocelyn Vallerand et Raymond Bernier (député sortant de Montmorency). 23 août 2018.

Crédit photo: Jean Cazes

Me Jocelyn Vallerand : 38 ans de dévouement soulignés au Relais d’Espérance

Avec humilité, Me Jocelyn Vallerand a reçu récemment la médaille de l’Assemblée nationale en récompense de son engagement au Relais d’Espérance depuis 1980, incluant 33 ans à sa présidence.

Exceptionnellement, c’est à la demande de Me Jocelyn Vallerand que cette cérémonie a eu lieu au sein du Relais d’Espérance plutôt qu’au Parlement. « Pour moi, c’est avant tout une reconnaissance au Relais », a-t-il insisté.

« Ici, c’est leur famille »

André Drolet, député sortant de Jean-Lesage, a remis la médaille à l’avocat en présence d’un auditoire composé de dignitaires, de membres du conseil d’administration, du personnel, de bénévoles et d’usagers de l’organisme de la 4e Avenue.

« Je tiens à vous remercier énormément pour votre confiance des dernières années », a témoigné Jocelyn Vallerand d’entrée de jeu.

C’est un grand honneur pour moi de recevoir la Médaille de l’Assemblée nationale, une reconnaissance qui, je l’espère, aura des retombées pour l’organisme. […] Je veux partager cet honneur avec les membres du CA présents, avec ceux et celles qui se sont succédé à la direction générale, de même qu’avec les intervenantes permanentes qui font un travail remarquable. […] Merci aussi à tous ceux et celles qui viennent chercher de l’aide au Relais, de vous permettre de vous aider à retrouver la confiance, l’espoir et la joie de vivre, et ce, dans un accueil inconditionnel et dans le respect des différences.

« Beaucoup d’entre vous ont des talents extraordinaires. Comme Vincent, qui a reproduit derrière moi notre logo », a poursuivi Jocelyn Vallerand. « Une organisation comme la nôtre a sa raison d’être. Nombreux sont ceux et celles qui ont besoin d’un endroit où ils peuvent parler, se confier. Ici, c’est leur famille. »

Un engagement intimement lié à l’origine du Relais

Natif du quartier Saint-Sauveur, l’avocat du cabinet Gingras, Vallerand, Barma et Laroche œuvre aussi depuis plusieurs années dans d’autres causes charitables, tels les clubs Lions. Ses multiples engagements lui ont permis de tisser un réseau de contacts qui aura été des plus utiles dans le développement du Relais d’Espérance. Et ce, dès son incorporation, nous a entre autres confié Jocelyn Vallerand au terme de la cérémonie.

Sans se douter de la longue suite des choses, c’est en réponse à une demande de la directrice et fondatrice, Denise Goyette, que l’avocat joint en 1980 le premier conseil d’administration de l’organisme. Le Relais était alors localisé sur la rue Montmartre, à Sillery, son personnel bénévole étant composé surtout de prêtres et de religieuses.

Je commençais à pratiquer. J’avais une très vague idée de ce qu’était le Relais d’Espérance. On m’a alors demandé d’établir les règlements. Pour la suite, je suis convaincu que la plupart des gens comme moi ne se voient pas s’engager dans une cause pendant des années. Il y a une part de hasard dans tout ça.

En 1985, le jeune avocat est invité à présider le Relais. À la même époque, un homme d’affaires investit dans son immeuble. Le président et la directrice signent un bail à long terme, mais le paiement deviendra difficile au fil des années…

En 1996, par contact, on a rencontré le maire Jean-Paul L’Allier pour une nouvelle activité-bénéfice au sein de notre organisme. Sachant que lui et son épouse adoraient les soirées lyriques, nous en avons donc organisé une, avec eux comme invités d’honneur. Sensibilisé à notre mission, le maire m’a ensuite approché : « M. Vallerand, ça vous prend plus que ce local. Je vous mets en contact avec les gens du Service des immeubles de la Ville pour évaluer ce que vous pourriez acheter. »

C’est ainsi qu’au fil des visites, l’ancienne banque de la 4e Avenue, le local actuel, retient l’attention du Relais d’Espérance.

Nous vivions alors les bonnes années de la lucrative activité « bingo », et on a pu signer un contrat d’achat de six ans pour l’immeuble dont on a pris possession en 1998. Sont venues ensuite des années plus difficiles avec le déclin des bingos. Mais grâce à un emprunt à la Caisse Desjardins de Limoilou, on a pu s’assurer plus tard d’être propriétaires. Je tiens aussi à remercier le mécène qui a investi presque 200 000 $ pour les travaux de rénovation du sous-sol en 2016 », a tenu à ajouter Jocelyn Vallerand.

Posant un regard plein d’optimisme pour l’avenir de l’organisme, Jocelyn Vallerand a souligné que même si après neuf ans d’existence, la fondation du Relais d’Espérance demeure des plus pertinentes, beaucoup d’efforts de visibilité seront davantage portés dans les prochaines années sur les activités mêmes du Relais.

De grandes choses s’en viennent, et seront annoncées dans quelques semaines. Pour ma part, j’ai déjà dit il y a cinq ans : « Il faut de la relève, mais je veux être là pour le 40e anniversaire ! » Je verrais bien par exemple [à la tête du conseil d’administration] quelqu’un dans la quarantaine, avec des enfants adultes à cause de l’engagement [que ça représente], qui a le goût de servir, qui a aussi des notions administratives pour s’assurer que notre personnel ait un toit afin de recevoir sa clientèle.